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Stains: cinq policiers de la BAC soupçonnés de voler des dealers

Les quatre agents pourraient rester en garde à vue quatre jours.

Les quatre agents pourraient rester en garde à vue quatre jours. - Loic Venance - AFP

Cinq policiers ont été placés en garde à vue lundi. Ils sont soupçonnés d'avoir racketté des dealers, et d'avoir participé à des trafics de stupéfiants.

Un nouveau scandale ébranle la police. Lundi, cinq agents de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Stains, dont deux gradés, ont été placés en garde à vue. Ils sont soupçonnés notamment de vols et d'extorsion de fonds. Ils ont été interpellés par la police des polices, l'IGPN.

L'information judiciaire a été ouverte à Bobigny pour vol aggravé, associations de malfaiteurs, faux en écriture, et modification de scène de crime. Les policiers pourraient rester en garde à vue jusqu'à quatre jours, avant une éventuelle mise en examen. Dans le détail, ils sont soupçonnés d'avoir "ciblé des personnes" se livrant au trafic de drogue dans cette banlieue pauvre du nord de la région parisienne, pour les voler. Ces présumés "ripoux" auraient extorqué des fonds à leurs victimes et se seraient servis dans les scellés.

"Racket organisé"

L'IGPN enquête depuis plusieurs semaines sur la BAC de Stains, qui compte plus d'une dizaine de membres. Les faits qui leur sont reprochés remontent au moins à 2013, et les fonctionnaires ont continué de travailler dans la police jusqu'à aujourd'hui, a précisé une source proche du dossier.

"Il s'agissait d'un racket organisé suivi de menaces, voire de violences physiques s'il n'était pas respecté", explique une source policière à BFMTV.

"Les faits dont ils sont suspectés sont extrêmement graves et contreviennent aux principes de probité et d'exemplarité (...) des fonctionnaires de la police nationale", a réagi Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur. Si les faits sont avérés, le ministre promet de prendre "des sanctions disciplinaires d'une grande sévérité, comme à chaque fois que les lois et les règles déontologiques sont enfreintes."

A. G. avec J. S.