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Police-Justice

Soupçons d'achats de votes à Corbeil-Essonnes: plusieurs interpellations

Serge Dassault avant une séance de questions au gouvernement dans l’hémicycle du Sénat, le 20 décembre 2012.

Serge Dassault avant une séance de questions au gouvernement dans l’hémicycle du Sénat, le 20 décembre 2012. - -

L'affaire porte sur les élections de Serge Dassault puis de son successeur Jean-Pierre Bechter à la mairie de Corbeil-Essonnes.

La police a procédé lundi matin à des interpellations dans l'enquête sur des soupçons d'achats de vote à Corbeil-Essonnes, fief du sénateur UMP Serge Dassault.

Selon une source proche de l'enquête, des opérations de perquisition ont eu lieu chez des particuliers à Corbeil-Essonnes et à Saint-Fargeau-Ponthierry, en Seine-et-Marne. Cette source, qui a révélé l'information, n'a toutefois pas précisé le nombre de personnes interpellées.

Dans cette affaire, le parquet de Paris avait ouvert fin mars une information judiciaire pour "achat de votes", "corruption", "blanchiment" et "abus de biens sociaux" sur les campagnes municipales organisées de 2008 à 2010 et remportées par Serge Dassault, puis son bras droit Jean-Pierre Bechter.

Dassault "à la disposition immédiate de la justice"

Ces opérations interviennent cinq jours après le refus du Sénat de lever l'immunité parlementaire de Serge Dassault, réclamée par les juges financiers Serge Tournaire et Guillaume Daïeff.

Cette décision des parlementaires prive les magistrats de la possibilité de faire entendre le sénateur UMP et industriel sous le régime de la garde à vue. Mais elle ne les empêche pas de le mettre en examen s'ils jugent disposer des élements pour le faire.

Serge Dassault, lui, affirme se tenir "à la disposition immédiate de la justice". Dans une tribune publiée dès dimanche soir sur le Figaro.fr, il dénonce des "déferlements de haine" à son égard après la décision prise par le Sénat.

M. T. avec AFP