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Sept femmes interpellées à Lyon et Paris lors d'actions de collage d'affiches anti-féminicides

La police municipale de Paris devant des affiches anti-féminicides, dans la nuit du 6 septembre dernier.

La police municipale de Paris devant des affiches anti-féminicides, dans la nuit du 6 septembre dernier. - LUDOVIC MARIN / AFP

Quatre femmes ont été arrêtées à Lyon, et trois à Paris, alors qu'elles participaient à une campagne nationale de collage d'affiches anti-féminicides sur les tribunaux.

Sept femmes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi, en marge de la première action de collage anti-féminicides qui a eu lieu en simultané dans plusieurs villes françaises. Quatre ont été arrêtées à Paris, trois à Lyon, rapportent nos confrères de Lyon Capitale

300 femmes sont descendues dans les rues pour coller des affiches sur les tribunaux, pour protester contre l'inaction des pouvoirs publics, de la police et de la justice pour lutter contre les féminicides. 

127 femmes tuées depuis janvier

"À Lyon, quatre de nos colleuses se sont fait embarquer au commissariat et sont convoquées la semaine prochaine. À Paris, trois de nos colleuses ont été interpellées et ont subi un interrogatoire", écrit le collectif "Collages féminicides Lyon" dans un communiqué publié sur Twitter.

Le collectif explique qu'il "envahit les rues de France" depuis le 30 août afin de "reprendre la place due (aux femmes) dans l’espace public". Il dénonce le fait qu'"une femme meurt assassinée par son conjoint ou ex-conjoint tous les deux jours en France", et que "rien n’est fait pour mettre fin à ce massacre".

"Par son inaction, l’État est coupable. Par son inefficacité, la justice est complice", tonnent ces femmes, qui ajoutent: "Chaque année, 219.000 femmes sont victimes de violences conjugales. Depuis le début de l’année, 127 femmes ont été assassinées par leur conjoint ou leur ex-conjoint", condamne le collectif. 

"Il est intéressant, mais néanmoins peu étonnant, de constater que la police est plus réactive lorsqu’il s’agit d’arrêter quatre militantes qui dénoncent les violences que lorsqu’il faut arrêter ceux qui les commettent", s'indigne le collectif lyonnais sur les réseaux sociaux.
Jeanne Bulant