BFMTV

Seine-et-Marne: quinze mois de prison ferme pour un clip de rap évoquant l'assassinat de Samuel Paty

Un portrait de Samuel Paty  déployé sur la façade de la mairie de Conflans-sainte-Honorine, le 3 novembre 2020

Un portrait de Samuel Paty déployé sur la façade de la mairie de Conflans-sainte-Honorine, le 3 novembre 2020 - Thomas COEX © 2019 AFP

Un jeune homme de 18 ans a été condamné ce jeudi en comparution immédiate pour apologie du terrorisme, port d'arme prohibé de catégorie D et recel de destruction par moyen dangereux pour les personnes.

Un jeune homme de 18 ans a été condamné ce jeudi à 15 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Meaux après avoir diffusé un clip de rap où il clamait "On découpe comme Samuel Paty, sans empathie", sur fond de machettes et de scies.

Interpellé mardi à Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne), il a été condamné ce jeudi en comparution immédiate pour apologie du terrorisme, port d'arme prohibé de catégorie D et recel de destruction par moyen dangereux pour les personnes, a indiqué à l'Agence France-Presse (AFP) le parquet de Meaux.

Le clip du morceau intitulé "Samuel Paty", diffusé sur YouTube, met en scène ce rappeur entouré de jeunes masqués de noir et armés de machettes, couteaux et scies. En décor, une voiture qui brûle.

Les paroles reprises par un adolescent

Le 13 novembre, un adolescent de 14 ans avait repris les paroles de ce morceau en classe pour menacer une enseignante d'un collège de Savigny-le-Temple pendant un cours consacré à la liberté d'expression.

Une enquête avait été ouverte pour menaces de mort sur une personne chargée d'une mission de service public par le parquet de Melun.

L'adolescent, en classe de 3e, qui portait par ailleurs dans une de ses poches un pistolet à impulsion électrique Taser, a été présenté à un juge pour enfants.

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, a été décapité en pleine rue près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le 16 octobre par un Tchétchène de 18 ans qui lui reprochait d'avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet.

F.B. avec AFP