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Seine-et-Marne: interpellé pour avoir pratiqué "l'upskirting" dans les transports en commun

Un véhicule de police nationale - Image d'illustration

Un véhicule de police nationale - Image d'illustration - AFP

L'homme sévissait depuis 2012 jusqu'à l'été dernier.

La promulgation début août de la loi Schiappa relative aux violences sexistes et sexuelles avait permis, entre autre, de mettre en lumière la pratique de "l’upskirting". Dorénavant, le fait de filmer ou de photographier sous la jupe d’une femme à leur insu, dans les transports en commun ou dans l’espace public, sera puni par une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et 15.000 euros d’amende. Dans les cas les plus graves, le tribunal peut augmenter la sanction jusqu’à deux années d’emprisonnement et une amende de 30.000 euros.

Âgé de 46 ans, cet habitant de Moret-sur-Loing en Seine-et-Marne pourrait être l’un des premiers condamnés. Il est fortement soupçonné d’avoir pratiqué à plusieurs centaines de reprises "l’upskirting" lors de déplacements professionnels. Afin de rejoindre Nanterre, son lieu de travail, l’homme devait en effet emprunter un Transilien puis un RER, où il sévissait.

700 fichiers, certains sur des sites pornographiques

Comme le signale Le Parisien, tout commence en juillet dernier lorsqu’un "technicien chargé de reconditionner du matériel informatique pour recyclage" découvre plusieurs fichiers sur lesquelles des victimes sont filmées sans le savoir. Immédiatement, la sûreté départementale est alertée et une enquête est ouverte. Les officiers remontent très vite sa piste et perquisitionnent son domicile.

Là, plus de 700 vidéos de même nature sont retrouvées dans l’ordinateur et le smartphone du quadragénaire. Devant les faits, ce dernier ne peut nier plus longtemps et reconnaît les faits. "Il a tout simplement installé une caméra miniature dans son sac qu’il posait sur le sol" souligne de son côté un proche du dossier, toujours au quotidien francilien. Une victime, filmée sur le lieu de travail du suspect, a pu être identifiée.

Au fil de leurs investigations, les policiers ont également découvert que plusieurs vidéos avaient été mises en ligne sur une plateforme pornographique. A la lumière de ces nouveaux faits, une nouvelle enquête pour "atteinte à la vie privée par captation et diffusion d’images" devrait être ouverte et les policiers espèrent récolter les plaintes de plusieurs victimes. Il a été remis en liberté dans l’attente de suites judiciaires.

Hugo Septier