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De nouveaux chevaux retrouvés morts mutilés dans la Loire et en Saône-et-Loire

Un cheval a été abattu d'une balle dans la tête, en Grande-Bretagne, après un différend financier portant sur une somme dérisoire de 37,8 euros. (Photo d'illustration)

Un cheval a été abattu d'une balle dans la tête, en Grande-Bretagne, après un différend financier portant sur une somme dérisoire de 37,8 euros. (Photo d'illustration) - Nicholas Kamm - AFP

Depuis deux ans, au moins onze cas d'équidés morts et mutilés ont été recensés dans plusieurs départements français.

La série des morts mystérieuses d'équidés se poursuit. Samedi dernier, à Cortambert, près de Cluny (Saône-et-Loire), un nouveau cheval a été retrouvé mort, l'oreille coupée. Selon les informations de France Info, il s'agit d'une pouliche d'un an et demi. Elle a été retrouvée par une promeneuse, lacérée au niveau de l'encolure et de l'appareil génital.

Et une enquête a été ouverte lundi par le parquet de Roanne (Loire) à la suite de mystérieux prélèvements d'organes sur un cheval décédé il y a trois jours, a appris l'AFP de source judiciaire, après d'autres cas similaires dans d'autres départements.

Décédé de mort naturelle vendredi, l'animal était entreposé depuis dans un pré à Sainte-Colombe-sur-Gand, dans le nord de la Loire, en vue de son envoi à l'équarrissage. Lundi matin, son propriétaire a découvert qu'il avait été mutilé durant la nuit, avec une oreille coupée, un oeil retiré et le nez tranché, selon la même source confirmant une information du quotidien régional Le Progrès.

Plusieurs plaintes déposées

Prévenue de ce prélèvement post mortem, la gendarmerie de la Loire a ouvert une enquête pour "vol et recel d'organes d'animaux" afin de tenter d'identifier le ou les auteurs des faits.

Depuis deux ans, onze cas d'attaques mortelles visant des équidés, chevaux, ânes et poneys, ont été recensés dans plusieurs départements français. A chaque reprise, le ou les agresseurs semblent emporter une oreille coupée, en guise de trophée.

Fin juin, deux plaintes avaient été déposées pour actes de cruauté sur des équidés en Seine-Maritime. Une jument de 16 ans avait été retrouvée à Martin-Eglise (Seine-Maritime) le 6 juin, puis quelques jours plus tard, un âne est mort dans les mêmes circonstances, à Grumesnil. Il a été découvert avec une oreille coupée, les yeux arrachés et des lésions sur les naseaux.

Par ailleurs, les parquets Clermont-Ferrand et d'Amiens avaient annoncé fin juin l'ouverture de plusieurs enquêtes préliminaires en raison de mutilations de chevaux, retrouvés morts dans la Somme et le Puy-de-Dôme avec une oreille découpée.

"Un gang de tueurs de chevaux"

D'autres cas avaient été recensés dans d'autres départements, notamment dans l'Aisne, en Vendée, en Moselle, dans la Loire et le Lot, avait indiqué le procureur de la République de Clermont-Ferrand.

Cette série d'agression inquiète le Service central du renseignement territorial (SCRT), qui soupçonne l'existence d'un "gang de tueurs de chevaux" qui sévit en France. Dans une note datée du 30 juin 2020, consultée par BFMTV, le SCRT se questionne sur les motivations de ou des agresseurs, se demandant s'il s'agit de superstition, de fétichisme, d'un rituel satanique ou sectaire.

Fanny Rocher