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Saint-Ouen: l'unité de police déjà visée par une enquête de l'IGPN soupçonnée d'autres violences

L'unité de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (Photo d'illustration).

L'unité de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (Photo d'illustration). - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Une deuxième enquête a été ouverte pour des violences volontaires présumées commises par des policiers à Saint-Ouen samedi soir, alors qu'une première a été ouverte par l'IGPN pour des soupçons de violences commis par la même unité de police, la veille, sur des jeunes de la ville.

Une deuxième enquête a été ouverte par le parquet dans le cadre d'une nouvelle affaire de violences volontaires présumées en Seine-Saint-Denis qui serait survenue samedi soir, a appris BFMTV ce lundi de sources concordantes.

Une première scène de violences avait été filmée la veille, vendredi soir, lors de l'interpellation d'un jeune homme à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis. Une enquête avait été ouverte par l'IGPN, la police des polices, et le jeune homme, qui était initialement placé en garde à vue pour "trafic de drogues", a déposé plainte pour violences contre les policiers.

Un contrôle sur des trafiquants de drogue

Deux témoins racontent que samedi soir, des policiers de la CSI 93 (la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis), ont amené deux jeunes dans un hall d’immeuble pour les frapper. Il s'agit de l'unité de police déjà mise en cause vendredi, et les faits se sont également déroulés dans la ville de Saint-Ouen.

Selon une source policière, il s'agit d'un contrôle policier sur des trafiquants de stupéfiants qui a mal tourné. L’un des jeunes qui aurait été frappé a été conduit à l’hôpital pour des contusions. Mais pour l'heure, aucune plainte n'a été déposée de leur part.

En revanche, un policier de la CSI 93 a déposé plainte pour violences volontaires de la part de ces deux jeunes. Cette deuxième enquête est confiée au commissariat de Saint-Ouen, et l'IGPN n'a pas été saisie à ce stade, contrairement à la première ouverte par le parquet de Bobigny sur les faits datés de vendredi.

Cécile Ollivier avec Jeanne Bulant