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Seine-Saint-Denis: la police accusée de violence lors d'une interpellation, IGPN saisie

L'IGPN (PHOTO D'ILLUSTRATION)

L'IGPN (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Stéphane de Sakutin - AFP

Les images, filmées par une caméra de vidéosurveillance et par une vidéo amateur, montrent un homme en civil, qui serait un policier, asséner plusieurs coups au visage d'un jeune homme interpellé.

Le parquet de Bobigny a saisi l'IGPN, la police des polices, pour violences présumées lors de l'interpellation, filmée par un témoin, d'un jeune homme de 20 ans vendredi à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), a appris l'Agence France-Presse (AFP) ce dimanche auprès du parquet.

Une enquête a été ouverte pour violences par une personne dépositaire de l'autorité publique, a indiqué le parquet, confirmant une information du Parisien. Après l'interpellation, le jeune homme s'est vu prescrire trois jours d'ITT (incapacité totale de travail).

Cette intervention des policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis (CSI) a été captée par les caméras de surveillance de la ville et une vidéo amateur. Les images montrent un homme en civil, qui serait un policier, asséner plusieurs coups au visage du jeune homme interpellé. Il s'agissait d'une intervention de policiers en civil dans une affaire de stupéfiant.

Sa garde à vue a été levée

Le jeune homme, initialement placé en garde à vue pour "trafic de drogues", selon une source judiciaire, a été entendu par les enquêteurs de l'IGPN et a déposé plainte pour violences contre les policiers. Sa garde à vue a été levée samedi après-midi.

La préfecture de police a confirmé que l'IGPN avait été saisie de cette affaire qui intervient au lendemain de l'annonce d'un autre cas d'interpellation ayant entraîné l'ouverture d'une enquête: celle d'une femme enceinte de deux mois qui a fait une fausse couche après une garde à vue mardi dans un commissariat parisien.

Ces affaires surviennent également dans la foulée de la mort de Steve Maia Caniço, jeune homme retrouvé mort après sa disparition la nuit d'une intervention controversée de la police pendant la Fête de la musique fin juin à Nantes.

Jé. M. avec AFP