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Saint-Etienne: évacuation de la Bourse du travail occupée par des migrants

Le suspect a disparu depuis dimanche soir.

Le suspect a disparu depuis dimanche soir. - FRED TANNEAU / AFP

La police a évacué ce vendredi matin la Bourse du travail de Saint-Etienne, occupée depuis une dizaine de jours par une centaine de migrants sans-abri.

Vers 8h00 ce vendredi, une centaine de migrants sans-abri, dont une majorité de demandeurs d'asile, ont été évacués de la Bourse du travail, à Saint-Etienne. Plusieurs militants associatifs qui se trouvaient dans l'édifice ont également été accompagnés à l'extérieur par la police.

Solution de relogement

Un représentant de la Ligue des droits de l'Homme, présent sur place, a indiqué que "des représentants des services sociaux de la préfecture étaient présents en vue de proposer une solution de relogement à 77 personnes dont la demande d'asile est en cours". A l'extérieur de la maison des syndicats, près d'une quarantaine de militants brandissaient des pancartes et scandaient "non aux expulsions", et "non aux enfants sans toit".

La préfecture a indiqué de son côté avoir recensé "une cinquantaine de personnes qui, dans leur quasi totalité, sont des demandeurs d'asile".

"Aujourd'hui, une solution a été trouvée pour chacune des personnes recensées à la date du 9 avril 2019. Il est à noter qu'un certain nombre de familles sont d'ores et déjà prises en charge", a-t-elle assuré. 

"Tradition d'accueil des réfugiés politiques"

La justice avait ordonné l'expulsion des locaux le 3 avril au lendemain d'une plainte déposée par le maire LR de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, pour l'occupation illégale des locaux depuis le 1er avril au soir par plusieurs dizaines de sans-abri, originaires d'Afrique et d'Europe centrale.

"Saint-Etienne est profondément attachée à sa tradition d'accueil des réfugiés politiques et son histoire est le témoin de cette exigence qui a traversé le temps", écrivait Gaël Perdriau dans un communiqué, expliquant notamment sa position par des questions de sécurité.

Depuis, plus d'une centaine de personnes venaient passer la nuit dans des salles de réunion. 

Ambre Lepoivre avec AFP