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Retrait de la grenade GLI-F4: Me Alimi salue "une excellente décision" qui aurait "dû être prise plus tôt"

L'avocat Arié Alimi, qui défend plusieurs victimes de violences policières, se réjouit de cette interdiction et rappelle que de nombreuses personnes ont "été profondément heurté dans leur vie et dans leur chair".

Depuis longtemps sujet de controverses, la grenade GLI-F4 ne sera désormais plus utilisée dans le cadre d'opérations de maintien de l'ordre, a fait savoir ce dimanche le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Un soulagement pour les opposants de cette arme dite de force intermédiaire, qui a fait plusieurs victimes notamment lors de rassemblements de gilets jaunes.

"Je pense que c'est une excellente décision mais qui aurait dû malheureusement être prise beaucoup plus tôt", estime ainsi Me Arié Alimi, avocat de plusieurs victimes de violences policières et membre de la Ligue des droits de l'Homme. "Ces grenades avaient cessées d'être fabriquées mais on poursuivait leur utilisation dans le maintien de l'ordre et elles ont continué à causer beaucoup de victimes, des personnes qui ont perdu un oeil ou une main, des personnes qui ont été profondément heurté dans leur vie et dans leur chair", a-t-il rappelé au micro de BFMTV.

En juillet 2019, le Conseil d'Etat, saisi notamment par la Ligue des droits de l'homme et la CGT, avait rejeté des requêtes contre l'usage de la grenade GLI-F4 et d'autres armes comme les lanceurs de balle de défense (LBD) ou les grenades de désencerclement.

Mélanie Rostagnat