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RATP et SNCF: les agents de sûreté autorisés à patrouiller armés

Depuis ce 1er octobre, les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP peuvent travailler en civil et porter une arme à feu. Les personnes concernées doivent cependant répondre à certaines conditions.

La menace terroriste continue de modifier en profondeur la sécurité dans les lieux publics. Selon le décret publié au Journal officiel, les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP peuvent théoriquement travailler en civil et porter une arme à feu à partir de ce samedi 1er octobre. Dans les faits, l'application ne se fera pas avant plusieurs semaines, le temps pour les agents d’être formés.

Au préalable, ils vont devoir suivre une formation à ce mode spécifique d'intervention et remplir deux critères. Il faut d'abord avoir 5 ans d’expérience au sein du service de sécurité de la RATP ou de la SNCF et, ensuite, être agréés par le préfet de police. Les agents devront aussi porter sur eux un signe distinctif de leur appartenance au groupe de protection et de sécurisation des deux sociétés.

Des mesures déjà appliquées dans d'autres secteurs

Si cette mesure est une nouveauté pour les transports en commun et ferroviaires français, elle est déjà appliquée dans d’autres secteurs.

"Cela existe dans l'aérien. Il y a des gens incognito armés au sein des passagers dans les avions. Il y a déjà des compagnies qui font cela. Bien sûr El Al (la plus importante compagnie israélienne de transport aérien, ndlr) qui est particulièrement visée où il y a des hommes de sécurité qui sont anonymes non reconnaissable à bord des avions", rappelle Jean Serrat, consultant transport de BFMTV. 

Une autre mesure est immédiatement applicable. Les palpations de sécurité dans les gares, les stations, les arrêts et les véhicules de transports sont désormais autorisées. Toutefois, elles ne pourront s’effectuer que dans des "circonstances particulières liées à l'existence de menaces graves pour la sécurité publique". Les premiers agents en civil devraient être déployés dans le métro dans quelques semaines, et d’ici à la fin de l’année pour la SNCF.

E. M. avec Leslie Cadiou et AFP