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Rassemblement pour Adama Traoré: 18 interpellations à Paris en marge des débordements

Des camions des forces de l'ordre aux abords de la place de Clichy, mardi soir

Des camions des forces de l'ordre aux abords de la place de Clichy, mardi soir - Geoffroy Van Der Hasselt - AFP

Parmi ces interpellations, 17 ont donné lieu à des gardes à vue. Deux policiers ont également été légèrement blessés mardi soir.

Dix-huit personnes ont été interpellées au cours des incidents survenus en marge du rassemblement interdit organisé à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

Parmi ces interpellations, 17 ont donné lieu à des gardes à vue, principalement pour dégradations volontaires, participation à un attroupement après sommation, port d'armes prohibés et jets de projectiles. Deux policiers ont également été légèrement blessés.

La fin de cette manifestation, qui a réuni quelque 20.000 participants selon la PP, a été émaillée d'incidents sporadiques: jets de projectiles, tirs de gaz lacrymogènes, incendies, manifestants sur le périphérique... À Clichy, les vitres d'un poste de police municipale ont été brisées par des manifestants.

Des rassemblements partout en France

Par ailleurs, sept personnes ont été interpellées et dix policiers légèrement blessés lors de la dizaine d'autres rassemblements qui ont eu lieu en France (Lyon, Lille, Marseille...) contre les violences policières. Ces manifestations se sont déroulées le jour où était dévoilée une nouvelle expertise, réalisée à la demande de la famille d'Adama Traoré, mettant en cause les gendarmes dans la mort du jeune homme.

Le rassemblement parisien avait débuté à 19 heures sur le parvis du tribunal dans le nord-est de Paris en dépit de la mesure d'interdiction. La préfecture de police (PP) avait annoncé que la manifestation n'était pas autorisée en raison de l'état d'urgence sanitaire qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes, car elle n'avait "fait l'objet d'aucune déclaration préalable". 

La PP estimait également que "la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux laissait craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible".

Assa Traoré, la soeur d'Adama Traoré, a par ailleurs tenu le préfet de police de Paris, Didier Lallement, pour "seul responsable" des incidents qui ont émaillé la fin de la manifestation. Sur BFM Paris, le maire du 17e arrondissement, Geoffroy Boulard, a lui aussi estimé que le "dispositif policier" prévu sur place était "insuffisant" et a demandé au préfet de police de "s'expliquer" à la suite de ces débordements.

Juliette Mitoyen avec AFP