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Quatorze ans de prison requis contre l'agresseur de Marin

Marin arrive à la cour d'Assises de Lyon le 3 mai 2018.

Marin arrive à la cour d'Assises de Lyon le 3 mai 2018. - JEFF PACHOUD / AFP

La peine retenue à l'encontre de l'agresseur de Marin sera rendue ce vendredi dans la soirée. 14 ans de prison ferme ont été requis par l'avocat général.

L'avocat général a requis ce vendredi une peine de 14 ans de prison ferme à l'encontre de l'agresseur de Marin, qui l'avait laissé pour mort parce qu'il défendait un couple qui s'embrassait dans la rue.

L'excuse de minorité

L'excuse de minorité l'accusé ayant 17 ans au moment des faits - n'a pas été retenue, a indiqué Me Frédéric Doyez, avocat de Marin et de sa mère, lors d'une suspension de l'audience qui se tient à huis clos.

Poursuivi pour "violences avec usage ou menace d'une arme suivie de mutilation ou infirmité permanente", il encourt une peine de 15 ans de réclusion.

Avant ces réquisitions, les deux avocats de Marin et de ses parents, Me Frédéric Doyez et Me Jean-Félix Luciani avaient demandé que cette excuse de minorité ne soit pas retenue. Si elle est appliquée, la peine ne peut pas excéder sept ans et demi. Or, pour Me Frédéric Doyez, sept ans et demi "ce n'est peut-être pas la mesure du désastre auquel on assiste". Et, il y a "de la part de la famille, et de Marin, une demande de réponse pénale forte", a-t-il ajouté.

"Condamnation exemplaire"

La veille, la mère de Marin, Audrey, avait dit attendre "une condamnation exemplaire", expliquant qu'elle ne pourrait pas se "contenter de quelques années".

L'excuse de minorité peut être écartée si deux conditions sont réunies: le mineur a plus de 16 ans et les circonstances et/ou sa personnalité le justifient, rappelle Me Frédéric Doyez.

Ce 1er novembre 2016, Marin, alors âgé de 20 ans, se fait tabasser après avoir pris la défense d'un couple qui s'embrassait dans la rue. Dans le coma, il survit miraculeusement après une opération du crâne mais garde depuis de très lourdes séquelles. Son agresseur, un adolescent à la dérive, aux parcours familial et scolaire chaotiques, a reconnu jeudi "avoir détruit la vie" du jeune homme.

Le verdit est attendu ce vendredi dans la soirée.

M. F. avec AFP