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Quand Balkany payait ses voyages aux Antilles en cash

Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, en septembre 2014.

Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, en septembre 2014. - Thomas Samson - AFP

A de nombreuses reprises, le maire de Levallois, dans les Hauts-de-Seine, a réglé ses allers-retours à Saint-Martin, aux Antilles, par le biais d'enveloppes de liquide, dépassant largement le plafond autorisé.

Pour se rendre sur l'île paradisiaque de Saint-Martin, aux Antilles, le couple Balkany avait pour habitude de payer ses frais de transport... en espèces. C'est ce que dévoile Le Monde ce jeudi, à l'heure où deux juges d'instruction ont demandé la levée de l'immunité parlementaire de Patrick Balkany, mis en examen depuis le 21 octobre dernier pour "corruption passive", "blanchiment de corruption" et "blanchiment de fraude fiscale". 

87.367 euros versés à une agence de Levallois

Mais selon le quotidien, en plus d'utiliser des moyens mis à disposition par la ville de Levallois-Perret, dont il est le maire, lorsqu'il exerce ses fonctions de député, Patrick Balkany aurait pris l'habitude de régler en espèces les frais de déplacement pour ses voyages réguliers avec son épouse Isabelle sur l'île de Saint-Martin, aux Antilles, où le couple possède une villa.

Des vols en classe affaires, et des versements en cash dépassant le plafond légalement autorisé de 3.000 euros pour les règlements en espèces, souligne Le Monde. Selon le quotidien, l'agence Thomas Cook de Levallois-Perret aurait ainsi touché 87.367 euros en cash de la part des Balkany, entre 2010 et 2013. Les versements se faisaient directement à la mairie, sous forme d'enveloppes de billets. 

"Lorsque le prix est connu, M. Balkany prépare le règlement et me remet une enveloppe contenant le montant de la facture en espèces", racontait ainsi aux policiers la secrétaire du maire de Levallois, en novembre 2013. Une responsable de l'agence venait ensuite directement réceptionner l'enveloppe à la mairie.

De son côté, la directrice de l'agence de voyages a reconnu qu'elle "inventait un nom et un prénom" qu'elle entrait "directement dans le logiciel de l'agence", pour justifier les versements pouvant sembler suspects. 

A.S.