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Pyrénées-Atlantiques: sept ans de prison pour une mère ayant tenté d'étrangler sa fillette

Une mère a été condamnée à sept ans de prison ce mercredi, pour avoir tenté d'étrangler sa fille de 7 ans. (Photo d'illustration)

Une mère a été condamnée à sept ans de prison ce mercredi, pour avoir tenté d'étrangler sa fille de 7 ans. (Photo d'illustration) - AFP

Une mère qui avait tenté d'étrangler sa fille de 7 ans à l'aide d'un lacet, en 2014, a été condamnée, ce mercredi, à sept ans de prison.

Une femme de 37 ans a été jugée aux Assises, pour avoir tenté d'étrangler sa fille de 7 ans avec un lacet en 2014 à Saint-Pée-sur-Nivelle, dans les Pyrénées-Atlantiques. Elle a été condamnée à sept ans de prison. 

Jugée depuis lundi pour "tentative de meurtre" sur sa fille, la préméditation n'ayant pas été retenue, elle encourait la réclusion criminelle à perpétuité.

Tout au long du procès de trois jours, la mère n'a pas su expliquer son passage à l'acte. Elle est apparue comme une personnalité complexe, décrite comme "aimante" par la plupart des témoins mais aussi "dépassée".

La mère a nié les faits jusqu'au premier jour du procès

Le drame s'était déroulé le 18 mai 2014 sur le bord d'une départementale du Pays Basque. En fin d'après-midi, la fillette était inanimée sur le bord de la route.

La mère avait demandé de l'aide à deux automobilistes en leur expliquant s'être arrêtée près d'une zone boisée, invoquant un besoin naturel alors qu'elle se trouvait en voiture avec sa fille, dont elle partageait la garde avec le père de l'enfant. 

Les automobilistes avaient donné l'alerte. Prise en charge par les secours, la fillette, qui présentait des traces de strangulation au niveau du cou, avait expliqué que sa mère avait essayé de l'étrangler avec une cordelette. La mère avait nié les faits jusqu'au premier jour du procès où elle a reconnu l'intention d'homicide.

La fillette, âgée de 10 ans aujourd'hui, a "pardonné" sa mère

Mardi, au second jour du procès de trois jours, la petite fille, âgée aujourd'hui de 10 ans, a assuré à sa mère "qu'elle lui avait pardonné" et dit "que sa maman lui manquait".

"Mon rôle a consisté à dire aux jurés que nous sommes face à un acte d'une extrême gravité, mais qu'il faut aussi avoir à l'esprit qu'il y a un avenir qui doit être préservé par rapport à l'enfant", a déclaré à l'AFP l'avocat du père de la fillette et de la fillette. "Nous sommes face à un acte indicible, mais l'enfant est en manque de sa mère", a-t-il ajouté.

A.Mi avec AFP