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Hauts-de-Seine: 16 mois de prison pour le motard blessé lors de son interpellation

La balance de la Justice (illustration)

La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP

Le conducteur du deux-roues, qui avait eu un accident avec la police au mois d'avril, était poursuivi pour plusieurs infractions au code de la route et mise en danger d'autrui.

Un motard qui avait été blessé lors de son interpellation par la police à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) l'an dernier a été condamné mardi par le tribunal de Nanterre à seize mois de prison pour mise en danger d'autrui.

Le soir du 18 avril 2020, pendant le premier confinement anti-coronavirus, l'homme circulait sans casque sur une moto-cross et avait eu la jambe gauche fracturée quand un policier qui se trouvait dans une voiture banalisée, à l'arrêt à un feu rouge, avait ouvert la porte à son passage.

Trois mois d'ITT

L'accident avait rapidement enflammé les réseaux sociaux, alimentés par des vidéos de témoins dénonçant une "bavure" policière. Des incidents avaient éclaté le soir-même dans la ville entre manifestants et forces de l'ordre, avant de s'étendre à d'autres villes de région parisienne les quatre nuits suivantes.

Le motard, âgé aujourd'hui de 31 ans, qui a bénéficié de trois mois d'interruption temporaire de travail (ITT), était poursuivi pour plusieurs infractions au code de la route et mise en danger d'autrui.

Son conseil, Me Stéphane Gas, a dénoncé mardi la peine "disproportionnée" prononcée par le tribunal, en précisant que son client avait été relaxé pour les faits de "rodéo urbain".

Une plainte déposée par l'avocat du motard

A l'audience, la procureure avait requis une peine de dix-huit mois d'emprisonnement en dénonçant une "affaire emblématique que sont dans les cités des Hauts-de-Seine les rodéos motorisés".

L'avocat du motard a déposé une plainte avec caution de partie civile, toujours à l'étude, visant les policiers pour obtenir l'ouverture d'une information judiciaire. Une précédente plainte pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique a été classée sans suite.

B.R. avec AFP