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Prisons: le syndicat majoritaire Ufap-Unsa va signer le projet d'accord du ministère de la Justice

Jean-Francois Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa pénitentiaire

Jean-Francois Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa pénitentiaire - Thomas SAMSON / AFP

L'Ufap-Unsa Pénitentiaire affirme que le texte est une "base d'évolution profonde" du système carcéral.

Vers une sortie de crise? Le principal syndicat de surveillants, l'Ufap-Unsa, a annoncé ce vendredi qu'il signerait le projet d'accord de la chancellerie, qui promet de renforcer la sécurité des agents et d'augmenter les primes, au douzième jour d'un conflit paralysant les prisons de France.

Alors que les deux autres syndicats représentatifs, FO et la CGT, ont rejeté cet accord en exigeant une revalorisation statutaire, l'Ufap-Unsa affirme avoir pris ses "responsabilités" et juge que le texte est une "base d'évolution profonde de notre système carcéral, où la sécurité et l'ordre doivent redevenir des valeurs fortes", dans un communiqué

"C’est un début, un changement de cap pour l’institution dans laquelle on travaille", a déclaré Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa Pénitentiaire, avant de préciser que "pour ce qui est de l'Ufap-Unsa, à partir du moment où les nôtres nous ont demandé de signer ce document, il va de soi qu'on ne continue pas ce mouvement social".

Des mesures qui "entreront rapidement en vigueur"

Parmi les mesures acceptées par le syndicat, l'aménagement de "1500 places de prison dans des zones complètement étanches pour garder et prendre en charge les détenus terroristes et radicalisés", la dotation à "titre individuel" de gilets pare-balles pour les personnels, l'amélioration des "moyens de communication"..., a listé Jean-François Forget. Avant de poursuivre:

"Un certain nombre de dispositions sécuritaires et réglementaires vont être aussi revues. La conduite de ces détenus terroristes radicalisés ou même des détenus violents pourra se faire avec le menottage dorénavant. C’est une avancée importante, ça limitera le nombre d’agressions".

De son côté, le ministère de la Justice a annoncé que les mesures inscrites dans son projet d'accord pour sortir du conflit qui paralyse les prisons depuis douze jours "entreront rapidement en vigueur".

P.L avec AFP