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Premiers examens négatifs dans l'affaire du petit Grégory

Les premiers résultats des expertises génétiques ordonnées pour résoudre le mystère de l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984 dans les Vosges n'ont pas donné de résultats, selon une source proche de l'enquête. L'enquête a été relancée en octobre a

Les premiers résultats des expertises génétiques ordonnées pour résoudre le mystère de l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984 dans les Vosges n'ont pas donné de résultats, selon une source proche de l'enquête. L'enquête a été relancée en octobre a - -

Les premiers résultats des expertises génétiques ordonnées pour résoudre le mystère de l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984...

PARIS (Reuters) - Les premiers résultats des expertises génétiques ordonnées pour résoudre le mystère de l'assassinat du petit Grégory Villemin en 1984 dans les Vosges n'ont pas donné de résultats, apprend-on de source proche de l'enquête.

Sur une majorité des prélèvements, les experts n'ont pas déterminé de correspondance entre les empreintes génétiques isolées sur plusieurs pièces à conviction et l'ADN d'environ 150 protagonistes directs ou indirects de ce dossier, précise-t-on.

L'expertise n'est cependant pas complète et il demeure donc un espoir de parvenir à un résultat, a précisé la même source.

L'enquête a été relancée en octobre après la découverte d'un ADN féminin et d'un ADN masculin sur une lettre anonyme de menaces adressée à Albert Villemin, le grand-père de Grégory, postée le 24 juillet 1985.

Des mélanges d'ADN féminin et masculin ont aussi été isolés sur trois cordelettes ayant servi à ligoter l'enfant.

Ce fait divers, l'un des plus médiatisés du XXe siècle en France, s'est traduit jusqu'ici par un fiasco judiciaire. Grégory Villemin, quatre ans, avait été retrouvé mort, pieds et mains liés, le 16 octobre 1984 dans la Vologne, une rivière proche de son domicile de Lépange-sur-Vologne, dans les Vosges.

Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, avait été inculpé, puis libéré, avant d'être assassiné par la père de Grégory le 29 mars 1985, donc avant la lettre où ont été retrouvées les empreintes. Jean-Marie Villemin a été condamné à quatre ans de prison pour ce crime.

Le juge d'instruction, Jean-Michel Lambert, avait au même moment mis en cause et même emprisonné la mère de l'enfant, avant que la cour d'appel de Dijon ne l'innocente en 1993 et reconnaisse qu'il s'agissait d'une fausse piste.

L'arrêt de 1993 rendu après une nouvelle enquête concluait qu'il subsistait des charges très sérieuses contre Bernard Laroche, mis en cause par de premières expertises en écriture et par un témoignage de sa belle-soeur, Muriel Bolle, rétracté.

Nicolas Bertin et Thierry Lévêque, édité par Jean-Loup Fiévet