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Policiers et citoyens rendent hommage à Éric Masson devant son commissariat d'Avignon

5000 personnes se sont rassemblées ce dimanche devant l'Hôtel de police d'Avignon pour honorer la mémoire d'Éric Masson, tué par balles lors d'un contrôle mercredi soir.

Quatre jours après la mort d'Éric Masson, tué par balles à Avignon lors du contrôle d'un point de deal, un hommage "pour honorer sa mémoire et son action pour l'institution" s'est tenu ce dimanche devant le commissariat central de la préfecture du Vaucluse où ce brigadier de 36 ans travaillait.

Organisé à l'initiative des syndicats de police, ce moment de recueillement a rassemblé 5000 personnes selon la police, des Avignonnais, quelques élus et de nombreux fonctionnaires en civil. Une longue salve d'applaudissements aux cris de "Vive la police" a lancé cette cérémonie solennelle, avant que la foule n'entonne La Marseillaise.

"Il fait très sombre dans notre coeur. Nous avons perdu un ami, un membre de notre famille, nous sommes très émus", a confié à notre antenne Bruno Bartoccetti, secrétaire national zone Sud-Unité SGP police FO, qui a évoqué un homme "exemplaire, pudique, et discret".

"Ce sont de belles images"

Un portrait d'Éric Masson a été installé sur un chevalet sur le parvis du commissariat, autour duquel les collègues du défunt se sont recueillis, là encore sous les applaudissements de la foule. Et une minute de silence a ensuite été observée.

"Ce sont de belles images de la population derrière ses policiers", a commenté sur BFMTV Matthieu Valet, secrétaire général adjoint du syndicat indépendant des commissaires de police (SICP).

Quelques brèves prises de paroles spontanées de policiers et collègues ont rythmé la cérémonie au cours de laquelle le courage et le professionnalisme d'Éric Masson ont été maintes fois salués. Les participants ont ensuite défilé devant l'entrée du commissariat pour y déposer de très nombreuses gerbes de fleurs et remplir les registres de condoléances.

Une marche citoyenne le 19 mai

La famille du brigadier, qui était père de deux filles de 5 et 7 ans, avait fait savoir qu'elle ne participerait pas à cet hommage. Dans les colonnes du Journal du Dimanche, le père du policier a invité à "ne pas récupérer ce drame à des fins politiques" et à "respecter la tranquillité de sa famille".

Outre ce rassemblement, l'ensemble des syndicats de police, qui seront reçus lundi à Matignon par Jean Castex, ont appelé à une "marche citoyenne" le 19 mai à Paris et ont décidé de suspendre leur participation le 17 mai au "Beauvau de la sécurité".

Mélanie Rostagnat Journaliste BFMTV