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Poitiers: une enquête ouverte après des menaces à l'encontre d'un établissement catholique

Environ un millier d'élèves sont scolarisés à l'Union chrétienne de Poitiers.

Environ un millier d'élèves sont scolarisés à l'Union chrétienne de Poitiers. - Google Map

L'établissement scolaire l'Union chrétienne a été qualifié d'"usine à fachos" appelée à être "brûlée" sur des tracts anonymes affichés un peu partout dans la ville de Poitiers.

"Usine à fachos", "traditionnalisme", "intégrisme", "enseignement du sexisme, de l'homophobie". Voilà ce qu'ont pu lire les responsables de l'Union chrétienne, établissement privé catholique, à Poitiers, sur des affiches collées jusque sur les portes de la chapelle de l'école mardi aux premières heures du jour. Un tract anonyme placardé jusque sur certains murs du centre-ville.

Dans ce texte d'une vingtaine de lignes, les auteurs appellent à "brûler l'usine à fachos". "Les établissements comme l'Union chrétienne de Poitiers font grossir les rangs de l'extrême droite", est-il écrit, à l'encontre de cette école qui accueille près de 1.000 élèves de la maternelle au lycée. Y sont aussi dénoncés des "enseignements en vase clos", un "traditionnalisme", qui imposent des "normes de genre binaires" et un "intégrisme".

"Nous dénonçons les mouvements chrétiens ayant pour but de priver les personnes LGBT de leur (sic) droits", peut-on encore lire sur cette affiche.
Un parent d'élève a publié l'affiche collée sur les portes de l'Union chrétienne.
Un parent d'élève a publié l'affiche collée sur les portes de l'Union chrétienne. © Facebook

Une enquête ouverte

Après avoir retiré les tracts, la direction de l'Union chrétienne a porté plainte. Une enquête a été ouverte pour "menace" et "diffamation, confirme le parquet de Poitiers à BFMTV.com. L'enquête a été confiée au groupe d'appui judiciaire. Pour l'heure, aucun auteur a pu être identifié et aucune piste n'est privilégiée.

Mercredi soir, l'élu à la prévention et à la gestion des risques a rencontré la direction de l'établissement privé. La surveillance policière a été renforcée avec une vigilance accrue des effectifs. "Nous condamnons fermement l'affichage de ces tracts, les lieux d'éducation doivent être sanctuarisés et sécurisés", insiste-t-on dans l'entourage de la maire de Poitiers, qui apporte son "soutien" à l'Union chrétienne.

Selon Le Figaro, qui cite Sœur Marie-Vianney Ressegand, la supérieure de la congrégation, ce n'est pas la première fois que l'établissement fait l'objet d'affichages. Juste avant l'été, des tags, comme "La Vierge Marie a eu recours à la PMA", avaient été découverts sur le mur d'enceinte de l'école maternelle.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV