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Plan pour la police: les policiers non syndiqués demandent à être reçus par Cazeneuve

Me Laurent-Franck Lienard, choisi pour représenter les policiers non syndiqués.

Me Laurent-Franck Lienard, choisi pour représenter les policiers non syndiqués. - Capture BFMTV

A l'issue d'une rencontre avec les organisations syndicales des policiers, le gouvernement a annoncé une série de mesures. Si les policiers non syndiqués estiment avoir été entendus, la réponse n'est pas "totalement satisfaisante" pour eux.

250 millions d'euros vont être débloqués en faveur de la sécurité publique, a annoncé ce mercredi soir Bernard Cazeneuve. Modernisations des armes et des protections, renouvellement du parc automobile, réflexion autour du régime de légitime défense... autant de mesures énumérées par le ministre de l'Intérieur pour répondre à la colère des policiers qui se fait entendre dans la rue depuis plus d'une semaine. 

"Les policiers ont manifestement été entendus, expliquent Me Laurent-Franck, choisi pour représenter ce mouvement qui se veut hors syndicats. S’il y a une réponse, c’est qu’ils ont été écoutés." Pour autant, l'avocat, spécialisé dans le traitement des cas de légitime défense attend de voir la "concrétisation de ces moyens". "Ca ne répond pas à toutes les revendications de la base", prévient-il alors.

"Revendications basiques"

Assurant que les policiers ne vont pas "bouder ces annonces qui vont dans le bon sens", il réclame que des sujets "beaucoup plus techniques, beaucoup plus directs et beaucoup moins politiques" soient désormais aborder. "Les policiers ont des revendications très basiques", admet Laurent-Franck Lienard, évoquant le simple souhait pour les agents sur le terrain d'être muni d'une lampe de poche, par exemple.

"Ils exposent leur vie tous les jours pour assurer la sécurité des citoyens, ils veulent juste pouvoir le faire tranquillement avec les moyens nécessaires mais des moyens très pratiques", poursuit l'avocat. Avant de réclamer, au nom des policiers non syndiqués, un rendez-vous avec le ministre de l'Intérieur place Beauvau. "Je pense que les policiers vont avoir envie de maintenir une certaine pression", prévient-il.

"Le temps de la colère est terminé, le temps de la concertation commence", conclut-il, rappelant que le plan annoncé a été réalisé en coopération avec les syndicats dont les policiers ne se réclament plus.

J.C.