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Paris: un étudiant américain porte plainte contre des policiers pour violences

Une voiture de la police nationale (illustration)

Une voiture de la police nationale (illustration) - Denis Charlet - AFP

Une enquête a été ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique", et confiée au service de déontologie de la préfecture de police.

Un étudiant américain de 28 ans, Mohamed Sidibay, a porté plainte le 13 avril dernier contre X pour "violences aggravées et discrimination", après un passage au commissariat du Ve arrondissement de Paris, a appris ce mardi BFMTV de source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien.

Les faits remontent au 9 avril dernier, alors que l'étudiant, âgé de 28 ans, est contrôlé par un équipage de policiers. Le jeune homme est en scooter avec une amie à lui, avec qui il vient de fêter l'obtention d'un diplôme au domicile de l'un d'entre eux. La jeune femme présente un taux d'alcool légèrement supérieur à la limite autorisée et est emmenée en cellule de dégrisement. De son côté, Mohamed Sidibay refuse de se soumettre au test, expliquant n'être que le passager.

Poussé et secoué

Plus tard dans la soirée, l'étudiant se rend au commissariat pour prendre son amie et la voir, ce qui lui est refusé par les policiers car cette dernière est en dégrisement. D'après le jeune Américain, un des policiers se montre alors très agacé. Toujours selon lui, ce policier le pousse, puis l'interpelle pour ébriété sur la voie publique. Aux environs de 23 heures, il est placé à son tour en cellule de dégrisement.

Quelques heures plus tard, vers 4 heures du matin, il est extrait de sa cellule et se voit remettre une contravention. Le jeune homme proteste alors. C'est à ce moment là que, selon ses dires, un policier l'aggrippe, le secoue à tel point que sa tête cogne le mur. L'étudiant repart, choqué, pour faire constater son état par un médecin et décide de porter plainte quelques jours plus tard.

Deux jours après, le 15 avril, une enquête a été ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique". Elle a été confiée au service de déontologie de la préfecture de police de Paris, qui doit l'entendre ce mercredi.

Alexandra Gonzalez avec Fanny Rocher