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Orléans: un collège n'a pas assuré de cours ce lundi après l'agression d'un surveillant

Capture d'écran

Capture d'écran - Google Street Views - Avenue de la Bolière, Orléans

Après la violente agression d'un surveillant par un élève de troisième ce vendredi, le collège a assuré l'accueil des élèves mais aucun cours n'a été dispensé. Les professeurs exercent leur droit de retrait depuis vendredi midi, jugeant ne pas pouvoir assurer leur devoir en sécurité.

Le collège Alain-Fournier d'Orléans n'a pas assuré de cours ce lundi, de nombreux professeurs exerçant leur droit de retrait après la violente agression d'un surveillant ce vendredi et la mise en examen d'un élève pour violences volontaires aggravées, a annoncé l'inspection académique du Loiret.

L'accueil des élèves a toutefois été effectué, a précisé l'inspection académique, alors qu'une rencontre entre le directeur académique du Loiret et les professeurs était prévue en fin d'après-midi. L'assistant d'éducation, agressé dans l'enceinte de l'établissement, a été opéré d'une fracture de la mâchoire et est sorti de l'hôpital lundi, a précisé l'inspection académique.

L'élève a frappé à plusieurs reprises le surveillant

L'élève de troisième, âgé de 15 ans, a été mis en examen pour violences volontaires aggravées car la victime exerçait une mission de service public, a expliqué le procureur de la République d'Orléans, Nicolas Bessone. Le mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de se rendre au collège ou de voir la victime. 

L'adolescent, qui a déjà fait l'objet de mesures disciplinaires par le passé selon l'inspection académique, est accusé d'avoir frappé à plusieurs reprises le surveillant, qui lui demandait de ranger son téléphone portable. Le collège Alain-Fournier, en Réseau d'éducation prioritaire (REP), accueille 549 élèves.

C'est la deuxième agression en une semaine dans ce collège, après qu'une jeune femme a été tabassée par ses camarades et emmenée aux urgences pour un traumatisme crânien ce mardi, selon France Bleu Orléans. Les enseignants, l'administration et l'équipe de vie scolaire ont estimé vendredi à la mi-journée ne pas pouvoir "assurer nos missions de service public de manière sereine, et surtout, en sécurité", et ont renvoyé les élèves chez eux vers 14 heures.

J. G. avec AFP