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Orelsan n'est plus poursuivi

Le chanteur Orelsan lors d'un concert le 28 septembre 2013 au Stade de France

Le chanteur Orelsan lors d'un concert le 28 septembre 2013 au Stade de France - -

La cour d'appel de Paris ne s'est donc pas prononcée sur le fond du dossier, à savoir la provocation à la violence envers les femmes, dénoncée par cinq associations féministes.

La cour d'appel de Paris a jugé mercredi que l'action engagée par cinq associations féministes qui poursuivaient le rappeur Orelsan pour provocation à la violence envers les femmes était prescrite. La cour d'appel de Paris ne s'est donc pas prononcée sur le fond du dossier.

En première instance, le rappeur de 31 ans avait été condamné à une amende de 1.000 euros avec sursis pour injure et provocation à la violence envers les femmes, pour certains textes de ses chansons interprétées lors d'un concert à Paris en mai 2009. Il avait fait appel de ce jugement rendu le 31 mai 2013.

Le tribunal correctionnel de Paris avait notamment considéré la phrase "les féministes me persécutent [...], comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes", comme une injure sexiste.

"Une œuvre fictive" défend le rappeur

Les textes litigieux représentent "2% du concert", "c'est une oeuvre fictive", qui raconte "une histoire précise dans un contexte précis", avait assuré Orelsan, Aurélien Cotentin de son vrai nom, face aux magistrats de la cour d'appel.

Poursuivi par l'association "Ni putes ni soumises" pour sa chanson "Sale pute", qui avait suscité une vive polémique en 2009, Orelsan avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en juin 2012.

S.A. avec AFP