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Nord: ses collègues lui offrent un an de congés pour s'occuper de son fils malade

Les salariés de Capdune, à Coudekerque-Branche (Nord), ont fait un don exceptionnel à leur collègue et ami.

Les salariés de Capdune, à Coudekerque-Branche (Nord), ont fait un don exceptionnel à leur collègue et ami. - Street View

L'exceptionnelle générosité de salariés d'un centre d'appels à Coudekerque-Branche a permis à ce père de famille d'obtenir 185 jours de congés en à peine trois jours.

Un salarié d'une plateforme téléphonique de Coudekerque-Branche (Nord) a reçu un don inespéré de congés de la part de ses collègues, alors qu'il souhaitait quitter l'entreprise pour s'occuper de son enfant malade, rapporte La Voix du Nord.

En décembre dernier, ce père de famille prend la décision d'engager une rupture conventionnelle avec son employeur pour consacrer tout son temps à son fils, atteint d'une maladie. Il ne tient pas à ce que les autres salariés soient au courant de ses problèmes personnels et reste discret sur les raisons de son départ.

La loi Mathys encadre les dons de solidarité

Après un entretien, le responsable RH du centre d'appels parvient tout de même à le convaincre d'accepter une autre solution: activer le compte "épargne solidarité" de l'entreprise, qui a permis à des salariés de faire don de leurs jours de congés et RTT. L'initiative a eu un succès retentissant: en trois jours, le salarié a reçu pas moins de 185 jours de congés, en plus de jours supplémentaires accordés par l'entreprise.

"On a même dû limiter les dons à un jour de congé et un RTT par salarié car il y a des gens qui étaient prêts à tout donner, même des jours en cours d’acquisition !", déclare le responsable des ressources humaines à nos confrères de La Voix du Nord.

Depuis mai 2014, la loi Mathys permet aux salariés d'une entreprise de faire don gracieusement de leurs jours de congé à un autre salarié qui serait parent d'un enfant malade. Ce texte, adopté non sans difficultés, est appliqué autant dans le service public que dans le secteur privé et ne concerne que les enfants de moins de 20 ans atteints d'une affection grave, d'un lourd handicap ou ayant été victime d'un accident nécessitant une présence continue au domicile.

Mathilde Joris