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Nord: il viole son filleul encore bébé puis évoque "juste une pulsion"

Le tribunal correctionnel de Douai où a été jugée l'affaire.

Le tribunal correctionnel de Douai où a été jugée l'affaire. - Google StreetView

Un habitant de Bruille-lez-Marchiennes, dans le département du Nord, a été condamné à deux ans de prison ferme pour des viols répétés sur son filleul, entre les deux et quatre ans du garçonnet.

Une sordide affaire d'inceste entre un parrain prédateur sexuel et son filleul a été jugée devant le tribunal correctionnel de Douai, mardi. C'est par un incident survenu en mai 2014 dans la cour de l'école, que le garçon de cinq ans a involontairement contribué à révéler un lourd "secret", rapporte La Voix du Nord. Il avait alors "baissé le pantalon d'un copain" et mis le sexe de ce dernier dans sa bouche.

Immédiatement, la psychologue de l'école avait joint la mère de l'enfant qui avait fait le rapprochement avec une première tentative de verbalisation par le garçonnet d'un épisode trouble vécu avec son parrain. Il n'avait alors que deux ans. Deux ans, c'est aussi la peine de prison ferme a laquelle a été condamné mardi T.L. 28 ans, un habitant de Bruille-lez-Marchiennes.

Une "pulsion" pour expliquer son passage à l'acte

Les viols se sont répétés de 2012 à 2014, soit entre les deux et quatre ans de l'enfant. Face à la justice, le parrain minimise ses passages à l'acte et évoque trois ou quatre fois. Le garçonnet parle de "plein de fois". Les faits se sont déroulés au domicile de la victime et chez ses grands-parents.

"C’était quand je lui changeais la couche. (...) Ce qui s’est passé dans ma tête, je ne sais pas. C’était juste une pulsion. (…) Psychologiquement, j’étais faible à ce moment-là, je n’ai pensé qu’à mon plaisir personnel", a expliqué T. L.

L'avocate de l'enfant a évoqué des viols d'une "particulière perversité sur un bébé". Elle a pointé le lien de confiance établi avec l'enfant "qui adorait son parrain". Du côté de la défense, l'avocat insiste sur l'irrationalité de ces viols "qui dépassent l'entendement pour nous, mais également pour lui (le défendeur)".

Pour éviter la lourdeur d'un procès d'assises, l'affaire a été jugée en correctionnelle, les juges ayant par "opportunité" requalifié les faits de viol en agressions sexuelles incestueuses. Outre la prison, le condamné devra verser 13.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime et se soumettre à un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans. Il avait déjà par le passé été condamné par le tribunal pour enfants pour des faits commis sur des cousins.

D. N.