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Nice: nombre record de passeurs interpellés à la frontière italienne

Des migrants aidés par des gardes-côtes libyens qui tentent de rejoindre l'Europe, le 8 juillet 2017

Des migrants aidés par des gardes-côtes libyens qui tentent de rejoindre l'Europe, le 8 juillet 2017 - MAHMUD TURKIA / AFP

350 passeurs ont été interpellés cette année à la frontière franco-italienne, tandis qu'environ 50.000 réfugiés ont été reconduits à la frontière.

Un nombre record de 350 passeurs ont été interpellés cette année à la frontière franco-italienne près de Menton, ce qui fait une moyenne de un par jour, a indiqué ce lundi le préfet des Alpes-Maritimes, Georges-François Leclerc, sur l'antenne de France Bleu Azur.

"À ce stade, nous avons interpellé et mis à la disposition de la justice - qui a d'ailleurs une jurisprudence très sévère - 350 passeurs, ce qui est un record, quasiment un par jour", a déclaré Georges-François Leclerc.

Le nombre d'interpellations de migrants à la frontière devrait aussi atteindre un record cette année, à près de 50.000 selon la préfecture, contre 37.000 reconduction à la frontière en 2016. À Vintimille, les migrants témoignent qu'ils tentent leur chance, sont interpellés et reconduits plusieurs fois en Italie où le taux de réadmission est de 98%.

Jusqu'à dix passeurs tunisiens jugés par jour

Depuis l'été, la police a noté une vague de passages en provenance de Tunisie : l'activité du tribunal correctionnel de Nice a été décuplée début octobre pour juger en comparution immédiate jusqu'à dix passeurs tunisiens par jour, infligeant des peines dissuasives de 4 mois à trois ans de prison ferme, selon le parquet.

Pour le préfet des Alpes-Maritimes, "Beaucoup de critiques sont adressées aux forces de l'ordre sur les conditions des interpellations et je peux vous dire qu'ils mettent un soin particulier à ce que ces interpellations se passent dans de bonnes conditions avec des procédures soignées et qui respectent parfaitement la loi".

Le préfet a assigné en justice pour "injure publique" le militant des droits des migrants Cédric Herrou, agriculteur dans la Roya, qu'il accuse d'avoir dressé un parallèle entre le traitement des migrants demandant l'asile et celui des Juifs sous l'Occupation. L'affaire sera jugée le 16 avril 2018.

S.Z avec AFP