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Nantes: un prédateur sexuel arrêté juste à temps

La mère d'un adolescent a été stupéfaite de découvrir qu'un homme au comportement suspect que lui avait décrit vendredi son fils, avait fait irruption à son domicile le lendemain. Connu des services de police, le présumé prédateur sexuel s'était déjà par le passé introduit dans une maison où se trouvait seul un enfant de 10 ans.

Cette mère de famille dont l'enfant a échappé de peu à une possible agression pédophile est à la fois soulagée et choquée. "J'ai regardé ses vêtements, son physique et je me suis dit: 'Mince, il correspond au signalement que m'a fait mon fils hier, c'est le même homme'. Ce samedi matin-là, il venait avec un trousseau de clés, il savait comment était composée la maison, il savait que la chambre d'un des enfants était au rez-de-chaussée", témoigne la mère d'un adolescent d'une famille nantaise.

Cet homme qui s'était introduit chez elle sans difficulté sera arrêté peu de temps après. L'individu connu des forces de police avait déjà été arrêté trois fois, dont une déjà, pour avoir pénétré dans un appartement où un enfant de 10 ans se trouvait seul.

Suivis à la sortie du collège

Tout a commencé vendredi soir. Un collégien de 13 ans et un ami, en rentrant des cours, s'aperçoivent qu'un homme semble les suivre. Ils empruntent un chemin peu accessible pour vérifier et enjambent le muret du cimetière. L'homme est toujours là. L'adolescent court alors se réfugier chez son ami et raconte tout à ses parents.

Le suspect est arrêté peu de temps après, le signalement fait par la mère. Il avoue aux policiers s'être introduit dans la chambre de l'adolescent le vendredi, en son absence et lui avoir volé des bonbons. Dans sa voiture, des vidéos à caractère sexuel ont été retrouvées ainsi que les bonbons du collégien et sa tirelire. "On peut imaginer ce qu'il aurait pu faire en toute discrétion et on peut imaginer les conséquences pour notre famille", témoigne encore la mère du collégien.

Une prévention insuffisante?

Pour Latifa Bennari, fondatrice de l'association L'ange bleu qui vient en aide aux victimes et aux pédophiles abstinents davantage d'actes pédophiles pourraient être évités. "On n'a pas une vraie volonté de faire de la vraie prévention du premier passage à l'acte ou de la récidive." Et de continuer: "C'est au cas par cas. (…) J'ai parfois eu des appels alarmants de personnes qui me disaient être sur le point de passer à l'acte. J'ai fait appel à la police et la brigade des mineurs était embarrassée. L'inspecteur m'a dit que tant qu'il n'est pas passé à l'acte ou tant qu'il n'a pas récidivé, il ne peut rien faire".

Une histoire qui résonne de manière particulière en cette journée internationale des enfants disparus.

D. N. avec Rym Bey