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Nanterre: elles agressent et brûlent les cheveux d'une adolescente de 16 ans

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Jacques Demarthon - AFP

Le 1er avril, trois jeunes filles s'en sont pris à Melyssa dans les rues de Nanterre. Une simple réflexion mal placée aurait valu à cette dernière de se faire brûler les cheveux. Sa mère a porté plainte et dénonce cet accès de violence sur Facebook.

"Un mélange de haine, de rage et de peine me submerge." Une mère fait part de sa colère sur Facebook après l'agression de sa fille de 16 ans par trois adolescentes. Le 1er avril, Melyssa est prise à partie rue des Rosiers, à Nanterre, par trois jeunes filles, dont deux qu'elle connaît.

"Sadique"

Celles-ci lui posent un ultimatum: Melyssa a le choix entre rentrer nue chez elle, être tabassée pendant une heure ou se faire brûler les cheveux, rapporte Le Parisien. La dernière option est finalement retenue, laissant Melyssa traumatisée par cet élan de violence et avec une chevelure disparate. 

"Pour moi, mes cheveux, c’était tout, ils comptaient plus que le maquillage. Tous ceux qui me connaissent le savent. C’est sadique de brûler les cheveux de quelqu’un", livre au quotidien la victime qui a depuis décidée de se raser le crâne car elle avait "des trous de plusieurs centimètres". 

C'est une simple phrase qui aurait déclenché de déferlement de violence. Melyssa, connaissant le frère d'une des trois filles, aurait lancé à cette dernière qu'il ne "serait pas fier de la fille qu'elle était devenue". Vexée, l'adolescente lui aurait alors tendu un piège, avec ses deux comparses, raconte la mère de Melyssa, Cahia Ben Lakdar, au Parisien.

Deux mises en examen

Le lendemain de l'agression, la mère de Melyssa a déposé plainte. Les trois jeunes filles ont été placées en garde à vue, deux d'entre elles ont par la suite été déférées devant le juge pour enfant puis mises en examen, et sont désormais dans l'attente d'un éventuel procès. La dernière est repartie libre. "J'ai peur qu'elles agressent d'autres filles de manière aussi gratuite", explique Cahia Ben Lakdar. 

Dans le message qu'elle a posté sur Facebook, elle raconte que sa fille vit "traumatisée" depuis l'agression tandis que les "barbares" qui l'ont "agressée, frappée et brûlée (...) sont encore dehors à Nanterre". Elle en appelle à la générosité de ses concitoyens en créant une cagnotte Leetchi pour offrir à sa fille "des perruques, des produits de traitements et pour financer les frais psychologiques et de procédure".

Cahia Ben Lakdar tente de faire entendre son message au plus grand nombre et envisage de créer une association pour venir en aide aux victimes de violences.

Ambre Lepoivre