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Morbihan: un prévenu remis en liberté pour se rendre au côté de son bébé mourant

Image d'illustration prison

Image d'illustration prison - Kenzo Tribouillard - AFP

Le vice-procureur a justifié sa décision par "humanité". Le prévenu, placé en détention provisoire depuis mars pour trafic de stupéfiants, doit être jugé jeudi prochain.

Un homme placé en détention provisoire depuis le mois de mars va être libéré en raison de l'état de santé de son enfant, âgé de moins d'un mois, qui risque de mourir, relate Le Télégramme

Le mis en cause, soupçonné d'être impliqué dans un trafic de stupéfiants dans le Morbihan, a comparu devant le tribunal avec un certificat médical pour motiver sa demande de placement sous contrôle judiciaire.

"Mon enfant, qui est né voici moins d'un mois et que j'ai reconnu, est en train de mourir à l'hôpital du Mans. Les médecins ont annoncé à ma compagne que ses jours sont comptés. Je veux le voir au moins une fois et pouvoir l'accompagner dans ses derniers instants", retranscrit le quotidien régional.

Une décision basée sur l'"humanité"

Alors que le prévenu doit être jugé jeudi 28 novembre, le parquet a décidé d'accéder à sa demande, faisant valoir une décision basée sur l'"humanité".

"Mais si vous n'êtes pas présent la semaine prochaine pour votre procès, j'en tiendrai compte dans mes réquisitions et je demanderai alors un mandat d'amener", a mis en garde le vice-procureur.

Le contrôle judiciaire a été assorti d'une interdiction de paraître dans le département du Morbihan, ainsi que d'entrer en contact avec les autres protagonistes poursuivis dans l'affaire du trafic de drogue.

Selon Ouest-France, le magistrat s'était précédemment opposé à la demande de remise en liberté, en estimant que le certificat médical initial évoquait une hospitalisation de l'enfant, sans son état de santé.

Clarisse Martin