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Police-Justice

Meurtres de Joanna Parrish ou de Leila Afif: 7 dossiers déjà étudiés par les juges du pôle "cold cases"

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(Photo d'illustration) - AFP

Une centaine de dossiers sont en cours d'analyse au nouveau pôle judiciaire dédié aux affaires criminelles non résolues. Sept ont déjà été transmis aux magistrats instructeurs qui le composent.

Sur une centaine de dossiers en cours d'analyse au nouveau pôle du tribunal de Nanterre dédié aux crimes en série et affaires non élucidées, sept ont déjà été confiés à un juge d'instruction, ont indiqué mercredi après-midi le procureur et la présidente du tribunal.

Les juges d'instruction vont ainsi réétudier l'ensemble du dossier "avec leur propre regard", explique la présidente du tribunal Catherine Pautrat lors d'une conférence de presse.

Parmi ces procédures, figurent les affaires visant le tueur en série Michel Fourniret, déjà suivies à Paris par la juge d'instruction Sabine Khéris désormais première vice-présidente du pôle "cold cases" à Nanterre.

Sept dossiers étudiés par les juges

Les juges se pencheront également sur l'affaire de la jeune Hemma Davy-Greedharry enlevée à Malakoff, dans les Hauts-de-Seine, en 1987, le meurtre de Nathalie Boyer, adolescente disparue en 1988 à Villefontaine, en Isère, le meurtre de Leila Afif en 2000 à La Verpillière, en Isère également, ou encore l'affaire du meurtre de la prostituée bulgare Miyreim Huysien, retrouvée poignardée dans le bois de Boulogne à Paris en 2017.

Outre ces procédures déjà confiées à ce pôle créé le 1er mars, "107 sont en cours d'exploitation", ajoute le procureur Pascal Prache, soulignant que ce chiffre est "en constante évolution". L'identification des dossiers se fait grâce aux remontées d'autres tribunaux, des cabinets d'avocats, des familles de victimes, des services enquêteurs mais aussi à partir des propres recherches du parquet, qui se fonde notamment sur des articles de presse.

Le but de ce pôle est de pallier "une des difficultés" qui est "d'assoir une mémoire criminelle", explique Pascal Prache, qui veut ainsi éviter "une déperdition" des informations lors des "changements d'enquêteurs, de magistrats".

"Méthodes innovantes"

Concrètement, la création du pôle exige des travaux au tribunal de Nanterre, avec pour objectif une installation des trois magistrats et des greffiers dans une galerie dédiée en septembre. Trois salles seront consacrées au pôle. Une salle de numérisation spéciale, "avec vingt armoires", "permettant d'accueillir tous les tomes d'instruction", précise Catherine Pautrat.

"Une salle de réunion, de 60 mètres carrés, entièrement dédiée aux cold cases pour conduire ses méthodes de travail assez innovantes et permettre de recevoir les victimes dans des conditions agréables et les plus adaptées possibles".

Enfin, une salle des scellés "au niveau moins cinq" de la juridiction doit être installée "d'ici la fin de l'année", ajoute Catherine Pautrat. Les "150 mètres carrés" permettront de "recevoir des scellés très volumineux, dans des conditions de sécurité adaptées", explique la présidente.

J.C. avec AFP