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Meurtre de Kewi: le cri d'alarme de sa famille après la remise en liberté des assassins présumés

Justice

Justice - AFP

En raison du contexte sanitaire actuel, les trois adolescents suspectés d'avoir mortellement poignardé Kewi, 15 ans, en septembre dernier, ont été relâchés. Un coup dur pour la famille du jeune homme.

C'est avec des photos postées sur les réseaux sociaux que la famille de Kewi a découvert que les assassins présumé de l'adolescent de 15 ans, mortellement poignardé en cours d'EPS en septembre 2019 aux Lilas, avaient été relâchés. "On a l'impression que rien ne s'est passé, et qu'ils fanfaronnent à l'extérieur depuis leur remise en liberté", déplore Mahir Erol, le cousin de Kewi. Les trois adolescents suspectés avaient été écroués en octobre dernier.

"Le message qui est envoyé, concrètement, c'est qu'on peut tuer des gens et être remis en liberté presque dans la foulée", juge-t-il.

Impossible "d'organiser sa défense", selon l'avocat d'un des suspects

Pour l'avocat du principal mis en examen, la remise en liberté s'explique avant tout par son âge, mais également par la situation sanitaire actuelle.

"La crise du coronavirus qui nous concerne tous ne permettait plus, dans ces conditions, de l'interroger une nouvelle fois", plaide Antoine Van Rie, avocat de l'un des auteurs présumé de l'assassinat de Kewi. "Elle ne permettait plus à la juge d'instruction d'organiser des confrontations ou même une reconstitution de la scène du crime."

L'avocat ajoute que la famille de l'adolescent placé en détention "ne pouvait plus venir le voir". "Moi même, en tant qu'avocat, je ne pouvais plus organiser sa défense et aller lui rendre visite à Fleury-Mérogis", précise-t-il.

Cette décision continue pourtant de susciter la colère, l'incompréhension et la tristesse de la famille de Kewi. "On espère faire le deuil grâce à la justice", assure le cousin du garçon tué. "On se repose uniquement sur ça et là, on nous enlève notre seul espoir."

La procureur de la République a fait appel de la décision de relâcher les trois adolescents et une pétition a été mise en ligne par la famille de Kewi pour demander leur remise en détention.

Juliette Mitoyen