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Meurtre d'Agnès Marin: le procès a débuté, à huis-clos

Arrivée sous très haute protection policièrede de Matthieu, meurtrier présumé d'Agnès, au palais de justice du Puy-en-Velay

Arrivée sous très haute protection policièrede de Matthieu, meurtrier présumé d'Agnès, au palais de justice du Puy-en-Velay - -

La cour d'assises des mineurs a décidé de n'autoriser ni public ni journalistes dans la salle d'audience. Le procès a débuté ce mardi matin.

Le procès de Matthieu, accusé du meurtre d'Agnès en novembre 2011 au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), se tiendra à huis clos devant la cour d'assises des mineurs du Puy-en-Velay. Un huis clos total, excluant les journalistes et le public de la salle d'audience.

La famille d'Agnès Marin, dont le corps calciné avait été retrouvé le 18 novembre 2011 dans un ravin, avait demandé la publicité des débats. "Nous voulons que le public sache", avait insisté le grand-père, accusant la justice d'être "responsable" de la mort d'Agnès, 13 ans.

Matthieu était scolarisé dans le même établissement scolaire que la jeune fille, après 4 mois de détention préventive et son placement sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une enquête pour le viol sous la menace d'une arme d'une adolescente de 15 ans, en août 2010. Affaire pour laquelle le jeune homme est également jugé.

Huis clos à la demande de l'autre victime

C'est justement à la demande de cette autre jeune fille, Julie, que la cour a décidé de prononcer le huis clos. "Ma cliente m'avait indiqué qu'elle ne pouvait pas supporter l'idée que les débats ne se déroulent pas à huis clos compte tenu de ce qui a déjà été dévoilé. Elle est traumatisée", a expliqué son avocate, Me Valérie Devèze.

"C'est un crève-coeur pour les parents d'Agnès", a réagi Me Francis Szpiner, avocat de la famille de l'adolescente. "Ils voulaient, pour que la mort de leur fille serve à quelque chose, que ce procès soit public", a-t-il réexpliqué. "La cour est tenue de respecter la volonté (de Julie, ndlr), qui, en soi, ne m'apparaissait pas illégitime mais que je trouve illégimite quand elle s'étend aux faits dont Agnès a été victime", a-t-il déclaré à la suspension de séance.

Le procès, qui doit durer jusqu'au 28 juin, s'est ouvert mardi matin au Puy-en-Velay en présence des parents et grands-parents d'Agnès Marin, de la seconde victime et de sa famille ainsi que des parents de Matthieu. Environ 80 journalistes ont été accrédités.


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