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Mayenne: un homme condamné pour terrorisme et assigné à résidence a disparu

L'homme de 43 ans, condamné à mort en Algérie, est assigné à résidence à Evron, en Mayenne, depuis le 18 décembre dernier.

Merouane Benahmed, ancien membre du Groupe islamique armé, assigné à résidence à Evron, en Mayenne, a disparu, a appris BFMTV, confirmant une information du Courrier de la Mayenne. Depuis le 18 décembre dernier, ce Franco-algérien de 43 ans, condamné à dix ans de prison, et libéré en 2011, devait pointer quatre fois par jour à la gendarmerie locale. 

Jeudi matin, Merouane Benahmed ne s'est pas présenté aux gendarmes. Des vérifications ont été immédiatement menées au domicile de l'homme, qui ne s'y trouvait pas non plus. Pendant quelques heures, le centre-ville d'Evron a été bouclé le temps d'effectuer des recherches. Pour le moment, le dispositif a été levé et la gendarmerie locale est chargée de l'enquête.

J’ai été appelé vers 13 heures par les équipes de gendarmerie avec qui j’ai un contact régulier concernant M. Benahmed pour me dire qu’ils intervenaient à son domicile car il ne s’était pas présenté au pointage du matin qui devait avoir lieu vers 9 heures, explique le maire d'Evron, Joël Balandraud. On n’a jamais eu à le chercher, mais ce qui est négatif c’est que ce n’est pas un homme repentant de ses actions, c’est un homme très froid et toujours dans la radicalité."

Condamné à mort en Algérie

Merouane Benahmed, Franco-algérien de 43 ans, a été condamné en France pour terrorisme dans le cadre des filières tchétchènes qui voulaient frapper la France au début des années 2000. Libéré en 2011, il est interdit de séjour en France mais ne peut retourner en Algérie, où il a été condamné à mort par contumace. La Cour européenne des Droits de l'Homme ayant refusé son extradition, il vit depuis sous le régime de l'assignation à résidence.

Un temps assigné à Saint-Affrique, dans l'Aveyron, Merouane Benahmed a été transféré à Evron, en Mayenne, le 18 décembre dernier. Comme en Aveyron, le président du conseil départemental de la Mayenne, Olivier Richefou, avait envoyé, en janvier 2016, une lettre au ministère de l'Intérieur pour réclamer le départ de l'islamiste.
J.C. avec Alexandra Gonzalez