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Masques: enquête ouverte contre un ex-collaborateur d’Olivier Véran soupçonné de trafic d’influence

(Illustration) Police nationale.

(Illustration) Police nationale. - DENIS CHARLET / AFP

Tewfik Derbal est soupçonnée d’avoir cherché, à la mi-mars, à positionner une offre de masques FFP2 auprès du ministère de la Santé pour toucher une commission. Une enquête est en cours contre le mis en cause qui a reconnu les faits.

Une enquête pour trafic d'influence a été ouverte par le parquet de Paris à l’encontre d'un ancien collaborateur du ministre de la Santé Olivier Véran, a appris BFMTV ce mercredi auprès d’une source proche du dossier, confirmant une information de Mediapart. Tewfik Derbal est soupçonné d’avoir tenté de toucher une commission en plaçant auprès du ministère une offre de masques FFP2, à la mi-mars, en pleine pénurie de masques de protection contre l'épidémie de coronavirus.

Ces masques en grande quantité - au moins un million - étaient proposés par une société française d'import-export avec la Chine, auprès de qui "plusieurs pays" avaient manifesté leur intérêt, "sauf la France", révélait Mediapart début mai. La société est alors entrée en contact avec Tewfik Derbal, qui a affirmé être "en lien" avec le ministère de la Santé, et réclamé une commission en tant "qu'apporteur d'affaires": un certain pourcentage du prix sur chaque masque vendu. 

"La transaction n'a jamais eu lieu"

Un contrat a été signé entre les deux parties, mais "la transaction n'a jamais eu lieu", et "Tewfik Derbal n’a pas finalisé la commande de l'Etat", toujours selon le site. Le mis en cause a depuis reconnu les faits. D’après nos informations, Tewfik Derbal a été placé mardi en garde à vue, et celle-ci a été levée depuis.

De son côté, Olivier Véran a répondu au Dauphiné Libéré que "cette histoire" ne le "concernait pas". "Les premières semaines, le ministère a reçu des centaines d'offres de masques, par tous les canaux imaginables. À tel point que la cellule de crise a dédié une équipe à l'examen de ces offres. L'écrasante majorité était d'ailleurs hélas bidon. J'imagine que celle de Tewfik Derbal l'était aussi, vu qu'aucune suite n'y a été donnée", argumente-t-il.

Sarah-Lou Cohen avec Ambre Lepoivre et AFP