BFMTV

Marseille, Magnanville, Le Louvre: les attaques au couteau, un mode opératoire devenu classique

Dominique Rizet sur BFMTV.

Dominique Rizet sur BFMTV. - BFMTV

Ce dimanche, un homme a tué deux femmes au couteau dans la gare Saint-Charles, à Marseille. Comme le rappelle notre consultant police/justice, Dominique Rizet, les attaques à l'arme blanche sont devenus tristement habituelles dans les opérations terroristes.

Deux femmes ont été tuées ce dimanche à Marseille, à la gare Saint-Charles, mortellement blessées lors d'une agression au couteau qui s'est déroulée vers 13h45. L'une a été égorgée, l'autre poignardée au niveau de l'estomac. L'assaillant a été abattu par des militaires de l'opération Sentinelle sur le parvis de la gare après qu'il s'en soit pris à eux. Le parquet antiterroriste a peu après annoncé l'ouverture d'une enquête en flagrance pour "assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

Sur notre plateau, notre consultant police/justice, Dominique Rizet, a retracé la chronologie des attaques à l'arme blanche qui ont marqué l'actualité française récente:

"Il y a eu d'abord la machette. La machette, ça commence à Nice avec des militaires de Sentinelle qui sont en faction il y a trois ans devant une synagogue et qui vont être agressés par un homme. C’est à partir de ce moment-là que les hommes de Sentinelle vont passer des missions statiques aux missions mobiles parce qu’ils étaient trop facilement des cibles."

Il y a également eu l'agression de militaires au musée du Louvre, le 3 février dernier: "Un homme a acheté deux machettes dans un surplus militaire pour 680 euros et qui va descendre l'escalator du Louvre avec ses deux machettes à la main et sera là encore neutralisé par Sentinelle."

Une méthode "recommandée par les sites internet terroristes"

Avant les attentats de 2015, plusieurs attaques de ce type avaient été signalées dès 2014: "Les couteaux, ça commence au commissariat de Joué-lès-Tours, il y a trois ans. C'est un samedi après-midi, un homme va sonner à la porte de ce commissariat qui fait une permanence et au moment où les policiers ouvrent, il se jette sur eux avec un couteau. Il est abattu."

Le 13 juin 2016, un couple de policiers mourrait sous les coups de Larossi Abballa à son domicile de Magnanville, dans les Yvelines:

"La femme policière est tuée, égorgée et son mari rentre et est tué de plusieurs coups de couteau dans le ventre", a rappelé Dominique Rizet. 

Enfin, le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel était encore égorgé en son église de Saint-Etienne-du-Rouvray. "C'est une méthode malheureusement recommandée par les sites internet terroristes."

R.V., avec Dominique Rizet