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Manifestation contre la loi Travail: le policier qui a frappé un lycéen condamné à huit mois de prison

La vidéo filmée devant le lycée Bergson avait été diffusée sur les réseaux sociaux.

La vidéo filmée devant le lycée Bergson avait été diffusée sur les réseaux sociaux. - DR

Le jeune garçon de 15 ans, scolarisé au lycée Bergson, dans le XIXe arrondissement de Paris, a eu le nez cassé.

L'affaire a fait grand bruit pendant les manifestations contre la loi El Khomri au printemps dernier. Un policier, jugé pour avoir frappé un lycéen près du lycée Bergson dans le XIXe arrondissement, a été condamné à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. Une sanction qui ne sera pas inscrite au casier judiciaire du fonctionnaire.

Le 24 mars dernier, en pleine contestation contre la loi Travail, des manifestants avaient bloqué l'entrée de l'établissement scolaire situé dans le nord de Paris et avaient jeté des oeufs et de la farine sur les policiers. Des renforts étaient arrivés et avaient pris en chasse les protestataires. L'un des policiers avait alors frappé au visage un jeune garçon de 15 ans.

Usage disproportionné de la force 

Lors de l'audience le 10 novembre dernier, le gardien de la paix, âgé de 26 ans, jugé pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique, avait invoqué "un malheureux concours de circonstances". Selon son récit, le policier n'a aucunement visé le visage de l'adolescent, mais il l'aurait atteint car, maintenu à la nuque par l'un de ses collègues, le jeune homme s'est baissé au moment où le coup est parti.

Décrivant une foule hostile, les images de la vidéosurveillance montraient une poignée de jeunes qui observent et filment la scène à quelques mètres. Dans un rapport de l'IGPN, le policier avait alors reconnu avoir faite preuve d'un usage disproportionné de la force. Une vidéo de la scène avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux, provoquant de vives réactions parmi lesquelles celle de Bernard Cazeneuve qui s'était dit choqué. 

Justine Chevalier avec AFP