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Manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes: le maire de Nantes porte plainte

L'heure est au nettoyage ce diamanche à Nantes, au landemain d'une manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

L'heure est au nettoyage ce diamanche à Nantes, au landemain d'une manifestation contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. - -

Le maire de Nantes Patrick Rimbert (PS) a indiqué dimanche qu'il allait porter plainte "contre X" pour tous les dégâts causés par la manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui a dégénéré samedi dans les rues de sa ville.

Le maire socialiste de Nantes va porter plainte "contre X" pour tous les dégâts causés par la manifestation anti-aéroport de Notre-Dame-des-Landes qui a eu lieu samedi dans sa ville.

"J'en veux à tous ceux qui ont une certaine complaisance par rapport à ces faits parce qu'on les avait prévenus, on leur avait demandé de suivre des circuits, d'encadrer les manifestants", a déclaré le maire Patrick Rimbert, alors qu'autour de lui, au coeur de la ville, sur le parcours de la manifestation, une soixantaine d'agents municipaux s'activaient pour tenter de nettoyer.

"Il y a eu un espèce de laisser-aller, quasiment de la complaisance", a-t-il insisté, précisant néanmoins que sa plainte serait "contre X". "Je porterai plainte et j'aiderai les personnes qui ont eu des problèmes à porter plainte, je mettrai à leur disposition un cabinet d'avocat", a-t-il ajouté.

Des "forces de l'ordre nécessaire"

Patrick Rimbert a estimé, en dépit des débordements, que le préfet de Loire-Atlantique avait "mis les forces nécessaires, mais ce qui devait arriver est arrivé. Il y a des blessés mais il n'y a pas mort d'homme: compte tenu de la violence, compte tenu du nombre, je pense que la police a fait vraiment son travail et a essayé de contenir, c'est tout ce qu'on pouvait faire".

Sur tout le parcours emprunté par la manifestation la veille, on pouvait encore voir dimanche matin les traces des débordements. Plusieurs agents s'activaient à effacer les nombreux tags et peintures sur les façades notamment celle de la mairie. La façade d'une agence Vinci Immobilier, premier lieu saccagé samedi, avait été remplacée par des plaques de bois.

M. P. avec AFP