BFMTV

Malmenés durant les manifestations, les pompiers lancent un appel: "laissez-nous faire notre métier"

Les pompiers de Paris déplorent d'être empêchés d'intervenir voire agressés lors des manifestations lycéennes en Ile-de-France. Ils lancent un appel pour pouvoir continuer leur travail et à assurer la sécurité.

"La règle c'est de laisser passer les secours, la règle c'est de laisser passer les pompiers de Paris". Cette consigne simple, les pompiers souhaitent la rappeler estimant être entravés dans leurs interventions, notamment dans le cadre de la mobilisation lycéenne.

"On constate depuis deux jours un certain nombre de feux de véhicules, de feux de barricades pour lesquels on nous empêche de passer. J'appelle à la raison, à la vigilance", explique sur BFM Paris le lieutenant-colonel Gabriel Plus, porte-parole des pompiers de Paris. 

"On n'est pas là pour prendre parti pour untel ou untel mais tout simplement pour préserver la sécurité, la sauvegarde des biens. Donc laissez-nous faire notre métier", ajoute Gabriel Plus. 

Ces deux derniers jours, les pompiers de Paris ont été confrontés à "environ 200 feux dont 50 feux de véhicules" et à des difficultés dans tous les départements franciliens. Des incendies qui peuvent se révéler dangereux s'ils se propagent. Face à ce risque, ralentir l'intervention des pompiers peut avoir des conséquences très graves.

"Dès lors que nous sommes arrêtés pendant 10 minutes, c'est potentiellement 10% de chances de survie en moins", insiste le porte-parole des pompiers.

Les pompiers caillassés

Outre le fait d'être empêchés d'intervenir, les pompiers de Paris ont aussi essuyé des tirs de projectiles sur plusieurs interventions.

"Dieu merci, les pompiers de Paris n'ont pas été blessés par ces projectiles mais force est de constater un certain nombre de dégâts: des pare-brises brisés, de la tôle froissée par ces projectiles. C'est un coût, c'est une sécurité qui n'est pas préservée", constate le lieutenant-colonel. 

Ces agressions ne sont toutefois pas cantonnées au mouvement lycéen. Les pompiers observent "depuis quelques années" une augmentation des agressions à leur encontre. "Nous sommes agressés physiquement 2 à 3 fois par semaine, ça devient préoccupant", admet le porte-parole des pompiers. Malgré ces difficultés, les pompiers promettent de continuer à être disponibles "365 jours sur 365, jour et nuit". 

Carole Blanchard