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Lyon: un lycéen éborgné par un flashball après la finale

De violents affrontements ont opposé les forces de l'ordre et des casseurs à Lyon dans les heures qui ont suivies la victoire des Bleus dimanche 15 juillet

De violents affrontements ont opposé les forces de l'ordre et des casseurs à Lyon dans les heures qui ont suivies la victoire des Bleus dimanche 15 juillet - ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Il aurait été touché après avoir lancé un projectile sur les policiers, et doit subir une lourde opération chirurgicale après la perte de son œil gauche.

Un lycéen de 17 ans a perdu un oeil après avoir été touché par un tir de lanceur de balle de défense lors d'incidents qui ont éclaté à Lyon après la finale de la Coupe du monde, diffusée sur un écran géant Place Bellecour. L'ambiance avait rapidement dégénéré en opposition violente entre forces de l'ordre et casseurs.

Une source proche de l'enquête, confirmant une information de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. précise que le jeune garçon a reçu un projectile au visage, qui "semble être un tir de Flash-Ball" ayant occasionné la perte de son oeil gauche.

L'Inspection générale de la police nationale a été saisie, alors que la victime aurait "admis avoir jeté au moins une bouteille sur les forces de l'ordre" et se trouvait "au milieu" de personnes faisant de même.

"De graves conséquences sur sa boîte crânienne"

L'avocat du lycéen, Thierry Monod, a déclaré à l'Agence France Presse qu'il prenait "avec beaucoup de circonspection" ces premières déclarations, évoquant "un geste d'irritation" du lycéen. Il aurait lancé "une cannette vide ramassée au sol", tandis que les forces de l'ordre avaient fait usage de gaz lacrymogènes "sur les gens présents, y compris les familles".

Il ajoute que, toujours hospitalisé, le jeune homme doit prochainement subir une "lourde et délicate opération chirurgicale", le tir ayant eu "de graves conséquences sur sa boîte crânienne".

Une trentaine de personnes ont été interpellées à Lyon, après les violences qui ont secoué le centre-ville ce soir là, dont une vingtaine ont comparu devant la justice.

L.D., avec AFP