BFMTV

Lot-et-Garonne: une gendarme tuée lors d'un contrôle routier

Des gendarmes effectuent des contrôles radars au bord de l'autoroute A39, en août 2011.

Des gendarmes effectuent des contrôles radars au bord de l'autoroute A39, en août 2011. - -

Le conducteur avait d'abord refusé d'obtempérer lors d'un premier contrôle. La militaire était âgée de 26 ans.

Une gendarme de 26 ans est morte samedi soir après avoir été heurtée par un véhicule que les forces de l'ordre cherchaient à intercepter après plusieurs refus d'obtempérer, à Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne), a appris l'AFP auprès du parquet d'Agen.

Le conducteur a été rapidement interpellé après les faits, qui ont eu lieu aux alentours de 21h30 dans cette commune située à une vingtaine de km à l'ouest d'Agen, a-t-on précisé de même source. Il a été placé en garde à vue à la gendarmerie d'Agen.

Selon le parquet d'Agen, qui donnera une conférence de presse lundi à 11H00 au Palais de justice, le drame s'est déroulé après 21H00 à Port-Sainte-Marie, petite commune en bord de Garonne située à une vingtaine de km à l'ouest de la préfecture du Lot-et-Garonne.

Le conducteur avait d'abord refusé de s'arrêter à un premier contrôle de la gendarmerie à Colayrac, tout près d'Agen, vers 20h50, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué dimanche matin. Signalé aux forces de l'ordre, l'homme a ensuite fait "demi-tour devant un barrage tenu par la police".

La gendarmerie a alors mis en place "un dispositif d'interception" à Port Sainte-Marie. Face à ce contrôle, le conducteur "refuse à nouveau de s'arrêter, fait un écart pour éviter la herse déployée et quitte la chaussée", puis "heurte violemment" la gendarme, selon le communiqué. "Très grièvement blessée", elle est décédée malgré l'intervention des secours.

Les honneurs militaires lui seront rendus

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État Laurent Nuñez "ont appris avec une profonde émotion" le décès de cette gendarme et "présentent leurs sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de ses camarades de la gendarmerie", ajoute le communiqué. Les honneurs militaires lui seront rendus.

"Les circonstances tragiques de ce décès rappellent, une nouvelle fois, les dangers et les risques auxquels sont exposés les gendarmes et les policiers dans l'exécution de leurs missions", ajoutent-ils, en exprimant "leur soutien à l'ensemble des forces de sécurité intérieure".

La victime, présentée par le ministère de l'Intérieur comme Mélanie Lemée, 25 ans, était une ancienne judokate de haut niveau, deux fois sacrée championne de France militaire dans sa catégorie (2016, 2017). Elle avait été affectée en 2016 à la brigade de proximité d'Aiguillon (Lot-et-Garonne), à quelques kilomètres du lieu où elle a perdu la vie.

Sur sa page Facebook, la gendarmerie du Lot-et-Garonne s'est dite "meurtrie" par le "décès en service" d'une "camarade" et a exprimé sa "profonde émotion à l'endroit de la famille, des proches et de nos camarades du Lot-et-Garonne frappés durement en ces terribles circonstances".

Selon la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), il s'agit du deuxième gendarme mort dans l'exercice de ses fonctions cette année. L'an dernier, six avaient perdu la vie dans le cadre professionnel.

Clarisse Martin avec AFP Journaliste BFMTV