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Le Taser en alternative à la technique "d'étranglement"? La piste est à l'étude au ministère de l'Intérieur

Beauvau envisage de doter tous les policiers d'un taser.

Beauvau envisage de doter tous les policiers d'un taser. - AFP

Le ministère de l'Intérieur dit étudier la piste de l'usage du pistolet à impulsion électrique pour tous les policiers après avoir annoncé la fin de la technique "d'étranglement" lors des interpellations.

Interpeller sans aller au contact. C'est la réflexion en cours au ministère de l'Intérieur après que Christophe Castaner a annoncé lundi la suppression de la technique dite "de l'étranglement" lors des interpellations. Une des mesures prises par le gouvernement en réponse aux soupçons de violences et de racisme dans la police. 

Alors que les syndicats de police ont exprimé leur colère face à ces annonces, Beauvau envisage de doter tous les policiers d'un pistolet à impulsion électrique. Il ne s’agit toutefois pas de généraliser son usage, précise-t-on du côté du ministère alors que le syndicat Alliance demande l'équipement en Taser - autre nom pour le pistolet à impulsion électrique - de tous les policiers, afin de compenser la fin de l'usage de la clé d'étranglement pour maîtriser un individu lors d'une interpellation.

"Le taser est une arme intermédiaire que l'on utilise dans des conditions réglementaires, et généralement pour des interpellations, a rappellé ce mercredi matin Laurent Nuñez, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, sur Europe 1. C'est-à-dire qu'on va demander à un individu de se laisser menotter, il est récalcitrant, c'est une façon de le 'neutraliser' sans aller au contact. (...) C'est une arme intermédiaire très utile pour procéder à des interpellations sans contact, donc qui protège les policiers."

Les syndicats de policiers doivent être reçus au ministère de l'Intérieur jeudi et vendredi. Une décision devrait être annoncée à l'issue.

Justine Chevalier avec Mélanie Vecchio