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Le prêtre qui s'est suicidé à Rouen était accusé d'agression sexuelle

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Une mère de famille avait alerté l'archevêque de Rouen quant au "comportement indécent" du jeune prêtre envers sa fille, majeure au moment des faits.

Le prêtre qui s'est donné la mort mardi dans son église de Rouen, en Normandie, était sous le coup d'une accusation d'agression sexuelle. Une mère de famille avait avisé l'archevêque de Rouen du "comportement indécent" du jeune curé envers sa fille, âgée de plus de 18 ans au moment des faits il y a trois ans. Aucune plainte n'avait pour autant été déposée. 

Selon le procureur adjoint de la République de Rouen, cité par l'AFP, "ces éléments ont été évoqués au commencement de l’enquête ouverte à la suite du suicide du prêtre", retrouvé sans vie dans son église de Saint-Romain. 

Convoqué la veille de son suicide

Les enquêteurs restent toutefois "très prudents à ce stade des investigations", ajoute la même source qui précise que le prêtre avait été convoqué par l'archevêque la veille de son suicide pour s'expliquer sur ces accusations.

Dans sa lettre, rédigée après le drame et publiée par Paris-Normandie, l'archevêque Dominique Lebrun dit savoir que le jeune prêtre "connaissait un moment difficile". 

Strasbourgeois d'origine, il était âgé de 38 ans et avait été ordonné prêtre en 2005. Décrit comme "très connu et très apprécié", il donnait également des cours de théologie à l'Institut catholique de Paris, précise La Croix.

Dans ce diocèse déjà endeuillé par l'assassinat brutal du père Hamel en 2016, ce suicide ne laisse personne indifférent. "Plein de questions arrivent dans nos cœurs. Pourquoi? Nous sommes dans l’incompréhension d’un tel geste", écrit encore l'archevêque. 

CR