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Le maire d'Asnières-sur-Seine veut faire surveiller sa ville par des drones

Le maire souhaite équiper sa police municipale de drones de surveillance

Le maire souhaite équiper sa police municipale de drones de surveillance - Drew Angerer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le maire d'Asnières-sur-Seine souhaite doter sa police municipale de drones de surveillance en complément de la vidéoprotection dans sa commune. Il en a fait la demande au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.

Des drones seront-ils bientôt utilisés au quotidien par la police pour surveiller une ville? C’est en tout cas le souhait du maire d’Asnières-sur-Seine, Manuel Aeschlimann, qui en a fait la demande auprès du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, par le biais d’un courrier, rapporte Le Figaro.

L’édile souhaite en effet doter sa police municipale de drones de surveillance pour lutter contre la délinquance et les trafics dans sa commune. En 2016, il en avait déjà fait la demande à la préfecture, laquelle lui avait adressé une fin de non-recevoir.

Mais cette fois, Manuel Aeschlimann semble plus confiant. D’abord, parce que la préfecture de police s’est elle-même dotée d’une flotte de drones depuis l’Euro 2016. Une flotte dont elle est amenée à se servir lors d'événements d'ampleur. Ensuite parce la ville d’Istres a elle aussi équipé sa police de ces engins volants pour surveiller la voie publique (les parties privatives ont été floutées).

Un outil complémentaire à la vidéoprotection

Les drones de surveillance seraient utilisés en complément des caméras de vidéosurveillance déjà installés dans la ville d’Asnières qui compte 86.000 habitants. Car le maire estime que, si la vidéoprotection a permis d’élucider "200 cas" depuis le début de l’année, son immobilité pose problème.

"Un appareil à 200 mètres pourrait visualiser les trafics, ça aurait aussi un aspect répressif, certes, mais avant tout préventif", argue-t-il auprès du Figaro. Reste à savoir comment sera perçu ce projet par les habitants de sa commune qui pourraient y voir une atteinte à la vie privée.

Toujours est-il que l’élu d’Asnières, en cas d’accord du ministre de l’Intérieur, devra encore constituer un dossier auprès de la commission départementale de vidéoprotection pour justifier l’emploi de drones dans sa commune. Le jury de ladite commission, composé notamment de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), devra ensuite rendre son avis.

P.L