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La ville de Strasbourg déjà ciblée

La ville de Strasbourg a déjà été visée plusieurs fois par des attaques terroristes et reste une cible privilégiée.

La capitale du Bas-Rhin, victime mardi soir d'un attentat aux abords de son marché de Noël, est régulièrement visée par des attaques terroristes. Ce lieu emblématique de Strasbourg a déjà été ciblé par le passé.

En 2000, la ville avait échappé à un attentat d'ampleur. Un projet d'attaque avait été déjoué grâce aux informations fournies par les services secrets anglais; quatre individus radicalisés qui projetaient de passer à l'acte pendant la période des fêtes avait été interpellés quelques jours avant dans deux appartements de Francfort, en Allemagne.

10% des fichés S de France

A l'époque du matériel et des armes avaient été saisis, parmi lesquels une vidéo montrant plusieurs lieux symboliques de la ville de Strasbourg, comme le marché de Noël ou la cathédrale. On y entendait un individu expliquer: "Voici la cathédrale des ennemis de Dieu", ou encore "Voici les ennemis de Dieu en train de flâner" lorsque la caméra montrait les chalets de Noël.

L'enquête avait aussi révélé qu'une action contre le Parlement européen avait été envisagée.

Le Bas-Rhin, bastion de l'islam radical, est un des départements de l'Hexagone comptant le plus d'individus radicalisés. Comme l'explique Sébastien Pietrasanta, consultant terrorisme pour BFMTV, en juin dernier le maire de Strasbourg avait déclaré que 10% des fichés S à l'échelle nationale résidait dans le Bas-Rhin.

Une "filière strasbourgeoise"

Une source proche du Renseignement intérieur a également confié à nos confrères du Parisien, que Strasbourg "restait une cible privilégiée par les terroristes".

Une "filière du Bas-Rhin" qui serait allée rejoindre Daesh en Syrie et en Irak a déjà été citée à plusieurs reprises: un des assaillants du Bataclan lors des attaques de 2015 était lui même Alsacien. Son frère et plusieurs autres individus avaient été jugés et condamnés pour leur participation à "une filière strasbourgeoise".

En novembre 2016, plusieurs autres personnes avaient été interpellées à Strasbourg en vue d'une possible attaque préméditée contre la capitale le 1er décembre.

Manon Fossat