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La ministre des Armées assure que la force Sentinelle sera maintenue dans les gares

Des soldats de l'opération Sentinelle le 2 octobre 2017 à Paris à la gare Montparnasse

Des soldats de l'opération Sentinelle le 2 octobre 2017 à Paris à la gare Montparnasse - Geoffroy Van Der Hasselt-AFP

Après l'attaque mortelle de deux jeunes femmes dimanche à la gare Saint-Charles de Marseille, Florence Parly a assuré que, malgré une évolution de l'opération Sentinelle, les gares seraient toujours surveillées.

La ministre des Armées, Florence Parly, a déclaré ce lundi, au lendemain de l'attaque de Marseille, que des soldats seraient "toujours" maintenus dans les gares, même si l'opération Sentinelle de protection du territoire est en train d'évoluer.

"Bien entendu, il y aura toujours un dispositif Sentinelle dans une gare, dans un certain nombre de lieux", a-t-elle dit lors d'une visite auprès de soldats déployés à la gare Montparnasse à Paris. "Par ailleurs, en fonction de la planification que nous ferons avec les préfets, Sentinelle sera déployée de façon beaucoup plus mobile et inattendue", a-t-elle ajouté.

"Rendre Sentinelle plus mobile, flexible"

En cours d'ajustement, l'opération Sentinelle -7000 militaires susceptibles d'être portés à 10.000 en fonction de la menace- doit gagner en souplesse. "C'est un dispositif inchangé du point de vue du nombre des effectifs impliqués mais qui, par contre, change du point de vue des méthodes d'utilisation de cette force", a assuré la ministre des Armées.

"Nous avons voulu rendre Sentinelle beaucoup plus mobile, flexible, beaucoup moins statique, beaucoup moins prévisible", a insisté Florence Parly. "Si on sait que les patrouilles Sentinelle passent tous les jours à la même heure au même endroit, évidemment c'est un facteur de vulnérabilité. Le dispositif doit permettre d'être au bon endroit au bon moment, sans être prévisible."

Une réserve pour les événements sensibles

Les militaires qui ont abattu dimanche l'agresseur de la gare Saint-Charles à Marseille ont fait preuve de cette "hypermobilité", a-t-elle estimé, même si leur présence pouvait être attendue dans une gare. Fin août, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, a annoncé qu'une partie des forces consacrées à l'opération Sentinelle serait désormais placée en réserve pour sécuriser les événements sensibles.

Deux jeunes femmes ont été tuées sur le parvis de la gare Saint-Charles. L'assaillant, un ressortissant étranger en situation irrégulière qui se présentait comme Tunisien, a porté plusieurs coups de couteau à la première victime, puis à la deuxième, avant de se ruer sur une patrouille Sentinelle qui l'a abattu.

C.H.A. avec AFP