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La justice exige le retrait du numéro de Paris Match montrant des photos de l'attentat de Nice.

Photo d'une pile de journaux (image d'illustration)

Photo d'une pile de journaux (image d'illustration) - MARTIN BUREAU / AFP

Jeudi matin, la justice a exigé le retrait du numéro de Paris Match montrant des photos de l'attentat de Nice.

Paris Match avait publié jeudi matin des photos de l'attentat de Nice, issues de la vidéosurveillance, provoquant la colère des proches des victimes.

Décision attendue en fin de journée

Le ministère public, qui assigne Hachette Filipacchi Médias et la directrice de publication de Paris Match, "demande au tribunal d'ordonner le retrait de la vente" du magazine et "l'interdiction de diffusion sous tous formats, notamment numérique", a indiqué le parquet de Paris, qui a également ouvert une enquête pour "violation du secret de l'instruction et recel" de ce délit. Le référé, une procédure d'urgence, sera examiné à 14H00.

Chose rare, l'audience qui se tient à la première chambre civile du TGI de Paris est conduite par son président, Jean-Michel Hayat, en formation collégiale.

Les deux autres magistrats et lui devront déterminer si la publication de ces images est de nature à créer "un trouble à l'ordre public".

La décision devrait être rendue en fin de journée.

Le parquet alerté par les proches des victimes

"Informés hier (mercredi NDLR) de la publication de Paris Match, nous avons immédiatement ouvert une enquête pour violation du secret de l'instruction et recel" de ce délit, a ajouté le parquet de Paris. 

La Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac) et l'association Promenade des anges, qui rassemble les proches des victimes de l'attentat au camion bélier, dont le chauffeur a été tué par la police, qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016 à Nice, avaient demandé mercredi au parquet de Paris d'intervenir pour "faire cesser ce trouble manifestement illicite"

"Notre rédaction a voulu rendre hommage aux victimes en allant à leur rencontre un an après, dans un devoir de mémoire, pour que la société n'oublie pas", s'est défendu Olivier Royant, directeur de la rédaction de Paris Match, dans un communiqué mercredi soir.

C.Br. avec AFP