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L'épouse de Gilbert Collard poursuivie pour insultes

Le député apparenté FN Gilbert Collard estime que sa femme ne mérite pas d'être poursuivie en justice.

Le député apparenté FN Gilbert Collard estime que sa femme ne mérite pas d'être poursuivie en justice. - -

La femme du député Gilbert Collard est poursuivie en justice pour avoir tenu des propos insultants envers une contrôleuse SNCF. Le procureur a requis une forte amende. Son mari estime qu'on "monte en épingle une affaire banale".

Ne pas composter son billet de train est considéré comme une fraude. Anne-Marie Collard, l'épouse et attachée parlementaire du député apparenté FN Gilbert Collard, en a fait les frais en janvier 2011, verbalisée par une contrôleuse.

Or, ce jour-là, elle n'avait pas non plus ses papiers d'identité en sa possession, et sa carte de réduction n'était pas munie d'une photo. "La contrôleuse a voulu faire intervenir la police ferroviaire, alors même que je me portais garant de son identité!", explique Me Collard à BFMTV.com.

Le ton s'est alors envenimé. Anne-Marie Collard, qui avait fort peu apprécié le geste, aurait lâché ces quelques mots, selon l'employée de la SNCF: "Elle est en colère parce qu'elle ne va pas se faire baiser ce soir!", ou encore "Faites votre boulot de larbin".

"Exagérations outrancières" pour la prévenue

L'employée a porté l'affaire en justice. Jeudi, le procureur du tribunal correctionnel de Nîmes a requis à l'encontre d'Anne-Marie Collard 1.000 euros de dommages et intérêts pour outrage à agent de la SNCF.

Lors de l'audience, la prévenue a farouchement nié ces propos et son défenseur a plaidé la relaxe, parlant de "faits travestis" et d'"exagérations outrancières". Pour Anne-Marie Collard, la contrôleuse a fait preuve d'un zèle excessif. "Je pense qu'elle a reconnu mon mari. Cela l'a peut-être amusée. Mon mari ne laisse pas les gens indifférents", a-t-elle confié à la barre.

Me Collard a confirmé sa version. "Ma femme n'a jamais tenu ces propos. Il se trouve que je m'étais "engueulé" peu avant sur les Grosses têtes avec le responsable du syndicat auquel appartient la contrôleuse, et qu'elle a voulu me le faire payer en se vengeant sur ma femme. Ce genre d'affaire banale n'aboutit généralement jamais... Là c'est parce qu'il s'agit de mon nom".

Le jugement a été mis en délibéré au 4 juillet prochain.

Alexandra Gonzalez avec AFP