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L'avocat de Christophe Dettinger ne veut pas que son client serve d'"exemple"

Christophe Dettinger lors d'une vidéo Facebook.

Christophe Dettinger lors d'une vidéo Facebook. - BFMTV

L'ancien boxeur avait frappé deux gendarmes lors du huitième samedi de mobilisation des gilets jaunes, le 5 janvier. Il doit répondre ce mercredi de ses actes devant les juges du tribunal correctionnel de Paris.

C'est un procès sensible qui doit se tenir ce mercredi. Christophe Dettinger, qui s'était illustré en frappant deux gendarmes en marge du huitième samedi de mobilisation des gilets jaunes, doit répondre devant le tribunal correctionnel de "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique", un délit passible de sept ans d'emprisonnement et de 100.000 euros d'amende. Si depuis le début du mouvement, 1800 personnes ont déjà été condamnées, le procès de Christophe Dettinger, devenu un symbole chez les gilets jaunes, a une teneur particulière.

Interrogé sur notre antenne, Hugues Vigier, avocat de Christophe Dettinger a expliqué que son client avait essayé de tirer "le meilleur" de sa détention préventive.

"Le personnel pénitentiaire dit à quel point il s’agit d’un homme pacifique au-delà de ce qu’il a pu faire ce jour-là", ajoute l'avocat.

Sur les événements du 5 janvier, Me Vigier préfère parler de "dérapage" et rappelle que l'ancien boxeur "n'est pas un casseur".

Éviter le procès "symbolique"

Le conseil de l'ancien boxeur indique par ailleurs que ce procès ne doit pas être celui de "l'exemple".

"Depuis 2014, le législateur insiste sur le fait que la peine doit être individualisée, c’est tout l’inverse de l’exemple, qui est une vision abstraite de la peine. En individualisant, il faut tenir compte des actes et de la personnalité de l’auteur". 

Pour Jean-Michel Fauvergue, député LaREM et ex-patron du Raid, invité sur BFMTV, il faut à tout prix éviter que ce procès devienne "symbolique" .

"Chaque procès est individualisé et doit prendre en compte la personnalité de l’auteur des faits, mais aussi de celles des victimes. Même s’il s’agit d’un 'dérapage' ces faits sont extrêmement graves", rajoute-t-il.
Valentine Arama