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L'actrice qui a porté plainte contre Luc Besson témoigne: "il m’a imposé des actes sexuels très humiliants"

Le 18 mai dernier, l'actrice belgo-néerlandaise, Sand Van Roy, portait plainte contre le réalisateur Luc Besson pour un viol dont elle dit qu'il a eu lieu la veille. Dans un entretien diffusé ce mercredi, la comédienne, en compagnie de son avocate Carine Durrieu Diebolt, est revenue sur les faits pour BFMTV et RMC.

Le 18 mai dernier, Sand Van Roy, une actrice belgo-néerlandaise, portait plainte contre le réalisateur français Luc Besson pour viol. Elle assure avoir été violée la veille de cette déclaration, à l'hôtel Le Bristol à Paris. Elle a depuis été à nouveau entendue par les enquêteurs. Lors de ces auditions, elle a dénoncé d'autres viols présumés, d'autres agressions sexuelles, des actes dont les plus anciens remontent à mai 2016. Car Sand Van Roy affirme avoir vécu sous l'emprise du cinéaste ces deux dernières années.

Elle a accepté de revenir sur les faits allégués, aux côtés de son avocate Carine Durrieu Diebolt, auprès de nos caméras, dans un entretien diffusé ce mercredi. 

"J'avais peur de mourir"

Tout commence à la fin de l'année 2015. Alors mannequin, Sand Van Roy veut devenir actrice. C'est lors d'un essayage pour le film Valérian et la Cité des mille planètes que sa route croise celle de Luc Besson pour la première fois. La comédienne, qui accuse aujourd'hui ce dernier d'avoir mis en place un système de récompenses, de punitions et d'humiliations pour la maintenir sous sa férule, a ensuite continué à le fréquenter le temps des projets Anna, dans lequel elle avait obtenu un rôle, et Taxi 5 (que Luc Besson a produit). 

Sur notre antenne, elle évoque cette date du 17 mai et explique ce qu'elle a alors ressenti.

"J’avais peur de mourir, ça n’était jamais allé aussi loin. C’était crescendo. Et même le lendemain, j’avais tellement de douleurs que je suis tombée dans les pommes. Et quand c’est aussi violent, ça s’appelle un viol", martèle l'actrice.

"J'ai montré mon dégoût"

Sand Van Roy décrit ensuite les violences sexuelles dont elle accuse le réalisateur. 

"J’ai dit ‘arrête’, je lui ai dit clair et net. C’est pas juste ‘non’, c’est aussi pleurer, c’est aussi vomir. Il m’a imposé des actes sexuels très humiliants. J’ai montré mon dégoût, j'ai montré que je n’en avais pas envie. C’est aussi un ‘non’."

Une autre femme, ex-employée de Luc Besson, a par ailleurs contacté la justice. Elle a dit avoir subi des agressions sexuelles, commises par l'homme de cinéma au début des années 2000. Les faits présumés sont à présent prescrits et ne peuvent donner lieu à une plainte. 

Luc Besson nie la réalité des accusations portées contre lui. Son avocat Thierry Marembert, contacté mardi après-midi par Marion Dubreuil, journaliste de RMC, affirme que le réalisateur se tient à la disposition des enquêteurs et qu'il réserve ses explications à la justice.

Robin Verner avec Claire Fleury et Marion Dubreuil